Critique de Beelzebub Tome 1

Cela fait maintenant plusieurs mois que je me suis faite prendre au piège de Beelzebub, cet animé tout aussi improbable que drôle. Si vous aimez les trucs un peu bizarres, vous allez être servis. Pour le topo, Beelzebub c’est l’histoire d’Oga Tatsumi, un jeune délinquant redouté de tous, qui un jour rencontre un homme qui se déplace en flottant sur une rivière. Une fois arrivé au bord de l’eau, ce dernier s’ouvre miraculeusement en deux pour laisser en sortir un bébé, le fils du diable, et dont devra s’occuper Oga contre son gré… Ah oui, j’oubliais un détail important : ce bébé à pour objectif final de détruire l’humanité !

Alors oui un homme qui s’ouvre en deux c’est un peu du gros n’importe quoi vous allez me dire, et bien figurez-vous que c’est encore plus improbable lorsque l’on apprend que celui-ci s’appelle AlinDolon (carrément traduit Alain Delon dans la version FR de l’animé)… Bref, je ne vais pas vous spoiler parce qu’il faut vraiment découvrir l’univers au fur et à mesure pour accrocher, mais pour ma part j’aime vraiment beaucoup ce côté décalé.

Il y a quelques semaines de cela, c’est la version manga, éditée par Kazé, qui est parue en France et autant vous dire que je me suis tout de suite précipitée sur le site de la Fnac afin de me le procurer. Sur la couverture, on y retrouve donc nos deux héros principaux, Oga et Bébé Beel, accompagné par Hildegarde (surnommée Hilda), la servante démoniaque du petit, également envoyée tout droit de l’enfer.

Durant les premières pages, Oga raconte à son meilleur ami ce qui vient de lui arriver au bord de la rivière qui lui n’en revient pas et n’en croit pas un mot. L’auteur s’adresse même aux lecteurs au moyen de phrases comme « Personne ne peut suivre une histoire pareille !! Les lecteurs vont décrocher » ou alors grâce à des petites annotations comiques que l’on ne peut bien évidemment pas retrouver dans une vidéo. En revanche, je ne sais pas si cela est dû à la traduction FR de l’animé, mais la version bouquin nous assène de propos bien plus « crus » (mais en restant très modéré), ce qui rythme très bien la lecture.

Les personnages sont tout aussi loufoques les uns que les autres : entre Oga le voyou qui ne pense qu’à se battre et qui n’a peur de rien, son meilleur pote Takayuki Furuichi qui lui ne pense qu’à draguer et qui est un gros lâche, Bébé Beel qui ne porte jamais de vêtements ou encore Alindolon qui s’ouvre en deux… on est gâtés !

J’ai donc pu terminer ce Tome 1 au bout d’un aller retour en RER (mon unité de mesure personnelle), comme la plupart des mangas d’ailleurs, et je dois dire que connaissant déjà l’histoire, je n’ai pas été déçue. Les combats sont vraiment bien décrits, parfaitement bien rythmés ce qui nous immergent fatalement. La sensation de puissance de notre jeune adolescent est magnifiquement bien retranscrite. Ryuhei Tamura nous livre ici avec brio une expérience tiraillée entre le loufoque et le fantastique, chose qui n’était pas évidente. Je conseille vivement aux amateurs d’humour décalé, vraiment.

Ah ! Et n’oublions pas la bonne nouvelle du jour : si vous vous procurez le manga, sachez qu’une carte promotionnelle vous sera fournie avec, vous permettant de découvrir l’animé sur KZPLAY.FR. D’ailleurs au passage, vous pouvez toujours regarder le premier épisode gratuitement par ici.

 

Et merci à ElChikito pour la découverte !