Elfen Lied : la critique

Je ne suis pas une grande connaisseuse en matière d’anime mais je vais quand même vous faire part de mon coup de coeur pour Elfen Lied. Même s’il ne date pas d’hier, puisque produit en 2004, je ne l’ai découvert que cette semaine, mais comme on dit « mieux vaut tard que jamais ».

Elfen Lied c’est en tout 13 épisodes de 25 min, mettant en scène Lucy, une mutante d’origine humaine, qui parvient à s’échapper du laboratoire dans lequel elle était gardée et dans lequel sont réalisées des études sur son espèce, les Diclonius. Sauf que malgré son petit nom sympa et sa petite gueule d’ange, Lucy est loin d’être inoffensive. En effet, les Diclonius ont la particularité, en plus d’avoir des cornes, de posséder une puissance hors du commun puisqu’ils développent, au fur et à mesure de leur croissance, des membres supplémentaires appelés « vecteurs ». Ceux-ci sont décrits (dans le petit livret qui accompagne le DVD) comme « la manifestation physique du pouvoir télékinétique de leur possesseur ». Lucy possède donc quatre bras supplémentaires, invisibles, qui sont capables de traverser la chair humaine sans la blesser et donc de couper des corps sans accro. Je vous laisse imaginer le carnage quand elle parvient à s’enfuir du labo, sachant que son but est de détruire l’humanité. D’ailleurs, cette première scène est digne d’un Kill Bill version anime : du sang partout, un regard vide, des mecs qui se font trucider à la chaîne…

Une fois à l’extérieur, la jeune fille se fait sniper et tombe à l’eau, avant de se retrouver échouée sur la plage, lieu où elle rencontrera deux autres personnages importants de l’histoire, Kota et Yuka. Lucy semble avoir perdue la mémoire et les deux jeunes décident de s’occuper d’elle. Ils conviennent donc de la cacher chez eux alors que la police recherche la fugitive dans tout le village. A vrai dire ils ne comprennent pas trop pourquoi ils font ça au début mais, vu qu’ils sont plutôt sympa, ils ont décidé de la protéger. Et ils font bien, puisqu’une unité spéciale a reçu l’ordre de l’éliminer au plus vite…

Des liens forts se tissent entre les protagonistes, l’histoire est bien menée, haletante, et je peux vous dire que les 13 épisodes se dévorent à une vitesse de dingue. Car bien que certaines scènes soient carrément trash, ce n’est pas uniquement de la tuerie gratuite, on a une histoire avec des sentiments, une bonne dose de relations humaines et des personnages qui deviennent très vite attachants. Je dois avouer que j’ai même failli verser quelques larmes durant les derniers épisodes… mais chut !

Je ne vous en dit pas plus et vous laisse découvrir cette merveille par vous-même, en vous abandonnant quand même en bonne compagnie avec la musique d’intro, qui est juste magnifique… que dis-je, excellentissime.