Critique ciné : L’ordre et la morale

La semaine dernière avait lieu l’avant première de « L’ordre et la Morale », le dernier film de Mathieu Kassovitz. J’y allais comme bien souvent sans savoir du tout de quoi s’agissait le scénario et voici donc un petit retour sur ce que j’en ai pensé.
Dans ce long métrage, Kassovitz nous replonge au cœur du drame qui s’est produit Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie en 1988, dans lequel un groupe d’indépendantistes Kanaks a tué et séquestré plusieurs gendarmes. Afin de rétablir l’ordre et de récupérer ses hommes, l’Etat français a décidé d’y envoyer l’artillerie lourde et donc le GIGN. Sauf que manque de pot une partie de l’équipe se fait prendre en otage dont le capitaine Philippe Legorjus, joué par Mathieu Kassovitz lui-même, qui va devoir jouer le rôle de négociateur durant une longue semaine.

Je ne vais pas vous spoiler davantage, mais si vous connaissez l’histoire, vous voyez à peu près comment ça se termine. Le film se déroule fin des années 80, pleine période de présidentielles opposant François Mitterrand et Jacques Chirac, son premier ministre. Personnellement, je ne connaissais que très peu ce passage de l’Histoire et ce film m’a permis d’en apprendre davantage. Avec la vision que veut donner Mathieu Kassovitz, en choisissant de centrer son projet sur le fameux capitaine Legorjus qui lui était directement en contact avec les malfaiteurs, on comprend que ces derniers n’étaient pas vraiment des mauvais gars. Ils étaient tous pères de famille, tous unis pour le bien de leur pays. Même s’ils ont tué plusieurs gendarmes au début du film suite à ce que l’on pourrait appeler une perte de contrôle de la situation, ils ne souhaitaient qu’une chose et étaient prêts à négocier. Toutefois, les médias et l’Etat français en a voulu autrement… (non ce n’est pas vraiment du spoil puisque c’est l’Histoire !).

Au niveau du jeu d’acteur j’avoue avoir été un peu choquée par certaines scènes où on croirait presque assister à une pièce de théâtre de débutant, ou alors regarder une vidéo d’amateurs qui ont fait un film pour le lycée. C’est carrément surprenant en fait, du coup j’ai eu du mal à prendre le film au sérieux dès le départ, ce qui est bien dommage. En revanche, la scène de l’assaut final est plutôt bien réalisée, on est franchement bien immergé dans l’action et c’est peut-être le seul passage qui m’a tenu éveillée…

Je n’ai malheureusement pas grand chose à dire sur ce long métrage qui, au final, n’est pas ridicule mais est loin d’être un grand film. Le sujet était pourtant pas mauvais mais j’ai vraiment été déçue par le jeu des acteurs à certains moment et pour moi, c’est pas possible de prendre au sérieux un mec qui dit « Rooooh non je ne suis pas content hein ! » et qui tape sur la table histoire de bien marquer le coup, mais en mal fait.

Enfin bon, je vous laisse vous faire votre avis dès le 16 novembre prochain et je vous laisse sur la dernière phrase du film qui est : « La vérité blesse mais le mensonge tue ».

A méditer…