Critique : Pirates des Caraïbes la Fontaine de Jouvence

Même si Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence est considéré comme l’une des grosses sorties du moment, je dois dire que j’en ai très peu entendu parler avant la séance.  A part les affiches dans le métro, je n’ai pas vraiment lu et entendu de discussion à ce sujet dans mon entourage. Ce quatrième épisode de la saga reprend donc les bases des opus précédents : du Johnny Depp, des combats de pirates, un peu d’amour et beaucoup de minutes inutiles.

Je ne suis pas spécialement une grande fan de la saga même si, je dois l’avouer, le premier n’était pas si mal que ça. Or, dès le second volet, on sent que ça traine en longueur et là, ils ont franchement mis le paquet sur les minutes inutiles dans ce dernier opus. 2h20 de film pour au final une prod qui aurait pu durer grand maximum 1h30, c’est un peu lassant. A croire que les mecs se sont lancés un défi : « vas y on va mettre les rushs avec comme ça on rentabilise ». Oui, je troll gratuitement, mais il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas autant ennuyée devant un film au cinéma, j’ai même failli sombrer dans un léger sommeil quelques minutes…

Au niveau des acteurs, Johnny Depp reste fidèle au rôle de Jack Sparrow, le célèbre pirate malicieux au corps de guimauve qui fini toujours par se sortir de n’importe quelle situation. D’ailleurs il est peut-être le seul élément du film qui tient la route au fil des opus, le seul dont on ne se lasse pas du moins. Dans ce quatrième volet, il retrouve Angelica, incarnée par Penelope Cruz, qui va l’ambiancer contre son gré pour partir à la recherche de la Fontaine de Jouvence sur le « Queen Anne’s Revenge », qui est en fait le bateau de Barbe Noire, qui lui est joué par Ian McShane (vous suivez ?). Pour les autres acteurs, c’est un peu de la déco… on retrouve une sirène du nom de Syrena (wouh bien le brainstorming ! « Hey les gars, il nous faut un nom de sirène… euh… Ariel ? Non c’est déjà pris, hum… Syrena ? Ah ouais trop bon ! »…).

Le scénario est très plat et manque cruellement d’originalité, de dynamisme. En fait, il n’y a rien d’innovant et rien qui puisse nous tenir en haleine. Je ne vais pas vous  spoiler mais en gros, je peux vous dire que Jack Sparrow part à la recherche de la fameuse Fontaine de Jouvence, qu’il se chauffe un peu avec Angelica et après moultes rebondissements, on finit sur la même musique du générique que d’habitude, histoire de ne pas être trop dépaysé.

J’ai eu l’occasion de voir ce film en VOST, ce qui n’est pas négligeable au vu de la qualité de la prestation de Johnny Depp et du roi Georges II, incarné par Richard Griffiths. Son accent british est juste merveilleux et pour rien au monde je ne voudrais entendre la version française qui, je suis prête à donner ma main à couper, est certainement loin d’être représentative. En revanche, la séance en 3D avec des lunettes dont la qualité égale celle que l’on avait au Captain Eo à Eurodisney il y a plus de 10 ans, non merci. De plus, je doute que même avec un bon matériel, ce film soit vraiment réalisé pour la 3D… encore un truc inutile donc.

Enfin bon, pour résumé, ce fut une bien mauvaise expérience : des scènes en trop, un avant goût de « déjà vu », une 3D ratée… j’ai clairement été déçue. C’est bien dommage, j’espérais un renouveau de la saga, un peu de fraîcheur et je n’ai trouvé que du réchauffé… C’est un peu comme si je m’attendais à du saumon et qu’on me refilait du hareng.. D’ailleurs je termine sur cette belle comparaison qui ne veut rien dire du tout.