Critique série : Misfits

Tout comme Community, dont je vous ai parlé hier, Misfits est une série qui date de 2009. Créée par Howard Overman, elle met en scène cinq jeunes « rebelles » condamnés à remplir des travaux d’intérêts généraux. Leur vie commence à basculer lorsqu’un orage éclate et  confère à chacun des pouvoirs surnaturels. Après une bonne dose de séries américaines, il était temps pour moi de me plonger un peu du côté de ce qui se faisait outre-Manche et plus particulièrement chez nos amis anglais. Et quelle bonne surprise de tomber sur une série comme Misfits. En tant que grande fan de science-fiction et d’humour un peu trash, on peut dire que j’ai été gâtée. Chaque personnage est est aussi dingue qu’attachant à sa façon. Nous avons donc Nathan, le mec insupportable avec tout le monde mais qu’on ne peut s’empêcher d’apprécier, Simon, le grand timide à la mèche Justin Bieber, Curtis, le sportif sympa, Alisha, la bimbo de base, et Kelly la rabat-joie. Malgré leurs différences et leurs coups de gueule, nos cinq jeunes vont finir par former un groupe uni, qui ne cessera de se souder au fur et à mesure de leurs « péripéties ».

Je vous parlais toute à l’heure de ce fameux orage qui, suite à un bon coup de foudre, a conféré a chacun des pouvoirs super puissants que toi aussi t’aimerais bien avoir (enfin, pas tous hein…). Parce que je ne veux pas vous spoiler et préfère vous laisser les découvrir au fil des épisodes, je n’en dirais pas plus, mais sachez que chaque personnage aura sa spécificité propre…

Si je devais vous situer la série, je dirais simplement qu’on a affaire à un croisement entre Skins (pour le côté ado « insolent » anglais) et Heroes (pour les pouvoirs et le côté « super héros »). Les dialogues qui sont, je pense, la clé de son succès, sont magnifiquement bien travaillés et collent parfaitement aux personnages. D’ailleurs, Kelly, la fameuse râleuse professionnelle, est certainement celle qui à l’accent le plus dingue qui soit. Et là, pour le coup, même si vous maîtrisez un tant soit peu l’anglais, je pense que les sous-titres ne seront pas de trop !

Ce qui m’a également marqué dans Misfits, c’est le côté SF/fantastique mais avec très peu d’effets spéciaux. Avec ce style de séries, on est plutôt habitués à une overdose d’effets en tout genre, qui nuisent parfois à la qualité du scénario. Ici, rien de tout ça, on sent bien que tout a été misé sur les relations humaines, les dialogues et sur les sentiments de ces cinq « marginaux », qui sont aux antipodes des super héros traditionnels. Après une première saison de découverte des personnages et de leurs pouvoirs, suit une seconde saison un plus peu sombre mais tout aussi plaisante.

A noter aussi que la musique du générique n’est autre que Echoes de The Rapture, ce qui nous fait encore un point positif pour la série !

Bon, et puis vivement la saison 3 hein…