Découverte de la mini-série : In The Flesh

In The FleshC’est en parcourant le net à la recherche de nouvelles choses à regarder que je suis tombée sur « In The Flesh », la nouvelle mini-série de la BBC. Celle-ci met en scène des zombies, mais, contrairement à ce que l’on peut voir d’habitude, elle les place dans une position un peu particulière… 

Kieren Walker, zombie ordinaire

Dans le village fictif de Roarton en Angleterre, lors d’une étrange nuit, des milliers de personnes décédées se sont réveillées et sont devenus des zombies. Sauf que cette fois, la série ne tourne pas autour de ces créatures méchantes qui veulent dévorer tout ce qui bouge, non. La scène se passe après, lorsque le gouvernement decide, après avoir trouvé un remède, de les soigner et de leur rendre la vie. Après des mois de rééducation et de médicaments, les « partiellement décédés » sont jugés aptes à retourner dans leurs foyers. Bien évidemment, pour ne pas effrayer la population, ces derniers doivent porter des lentilles de contact et dissimuler leur apparence délabrée. C’est par exemple le cas de Kieren Walker, un adolescent qui, 4 ans après sa mort, reprend sa place au sein de sa famille et retrouve ses marques dans le village où il a toujours vécu.

In The Flesh

On est pas dans les Amériques

Contrairement à ce qui a été fait maintes fois, ici le focus n’est pas mis sur l’action, celle-ci a eu lieu avant. L’attention est surtout portée sur le retour de ces anciens morts parmi les vivants et sur les différentes réactions de chacun. On voit, au travers de Kieren, le personnage principal, que cette réinsertion n’est pas évidente pour lui. La plupart sont hantés par des mauvais souvenirs et ont beaucoup de mal a accepter ce qu’ils étaient. L’adolescent est fréquemment victime de flashbacks dans lesquels il n’avait plus le contrôle de lui-même et dévorait des tas d’innocents. On assiste également aux réactions de sa famille, qui a du mal a admettre que leur fils est revenu à la vie et préfèrent faire comme si de rien était. Le jeune est également confronté à l’hostilité extrême des personnes ordinaires (dont beaucoup ont vu leurs parents tués par ces zombies) ou encore des membres du mouvements de résistance anti-zombie qui souhaite tous les éradiquer… Le focus est donc davantage dans l’écriture et le mélange des genres : d’un côté le fantastique et au premier plan le côté drame social.

Ici les zombies n’effraient pas, ils subissent leurs sorts avant d’être soignés et de retrouver une vie plus ou moins normale.

in-the-flesh-header

Printemps, été, automne

Comme je vous le disais au début, In The Flesh est une « mini-série » puisque la première saison ne se compose que de trois épisodes. Je n’en suis pour le moment qu’au deuxième et je dois admettre que je suis agréablement surprise de voir que cette série revisite (cf. Top Chef) parfaitement le genre des séries de zombies. On en avait marre des morts-vivants qui font toujours la même chose, même si on adore ça les trucs gores. Ici, on peut profiter d’un autre aspect de ce futur possible de l’humanité et c’est presque plausible comme situation. In The Flesh est extrêmement riche, explore différents thèmes, met l’accent sur la psychologie des personnages plutôt que sur l’action et nous propose un contexte quasi réaliste.

Le trailer pour vous faire une idée :

D’ailleurs, en passant, cette mini-série a pu voir le jour lorsque que Dominic Mitchell à été repéré comme jeune talent suite à un concours à l’initiative de la « BBC Writersroom ».  Moi je dis chapeau !