Arnaque : toi aussi fais toi bitcher par Uber taxi

C’est marrant parce que j’avais déjà un brouillon en cours concernant les services d’Uber Taxis. Il commençait plutôt bien d’ailleurs pour tout vous dire, avec pas mal de bons points, puis mon expérience d’avant-hier soir à tout changé.

Nous sommes samedi soir, il est 2h du matin, il fait froid dehors et après un bon gros repas et une partie de poker endiablée, voici que l’heure est venue de rentrer à la maison. « Tiens, si je me faisais plaisir en prenant un Uber ! Ça m’évitera de tomber sur un taxi parisien malpoli qui me fait faire des détours et qui me prendra sûrement plus de 50€. Là au moins, j’aurai un vrai service pour le même prix ».

What a bad idea

Après plusieurs tentatives de recherches de chauffeurs qui n’ont pas abouties, il est 2h20 et voici qu’un fameux « James » se trouvant à 20min de moi se décide à accepter ma course. Joie. Je tombe de fatigue et je n’ai qu’une hâte, me retrouver dans la voiture au chaud en attendant de m’échouer dans mon lit. Comme j’ai du temps devant moi, je me décide à stalker un peu mon chauffeur : le « James » ressemble à un mec du sud avec ses lunettes de soleil sur le front et semble avoir des problème d’orientation. Les minutes qui nous séparent ne cessent de diminuer, augmenter, diminuer, augmenter… et je contemple en temps réel l’icône de sa Benz Benz Benz qui gravite autour de ma position.

Marimba style. Mon téléphone sonne et c’est le fameux « James » qui me dit qu’il est là. Vite vite, j’attrape mon manteau, je fais la bise du départ et je me dirige donc en bas de l’immeuble, sereine. Sauf qu’il n’y a personne et qu’il fait -1000 degrés (en arrondissant). J’appuie alors sur la touche « appeler le chauffeur » (James si vous suivez, le mec du sud avec les lunettes de soleil sur le front sur sa profil pic) sauf que personne ne décroche. Je réessaie, rien. Du coup je rappelle le numéro de portable qui m’a joint précédemment (qui n’a rien à voir avec celui relié à la touche en question) et le chauffeur n’est pas du tout au bon endroit mais il check le plan et il arrive (ce que j’ai décrypté vu la qualité du réseau lors de cet appel). Je patiente donc quelques minutes dehors (chose que j’avais voulu éviter avec un taxi normal) mais bon, étant moi-même nulle en orientation, je compatis et j’attends.

Mon nom est Bond, Fake Bond

Quelques minutes plus tard, j’aperçois la Mercedes en question. Soulagement, je vais enfin pouvoir rentrer chez moi. Les deux premières fois où j’avais testé Uber, le chauffeur était sorti de la voiture et m’avait gentiment ouvert la porte. Pas là. Mais bon, je ne suis pas une star et il faisait froid dehors, je comprends. J’entre donc dans le véhicule et là, WTF ?! Le James de la photo n’est pas le James qui conduit. On a beau être dans l’obscurité, aucune ressemblance n’est possible entre les deux hommes. Première réaction « OH MON DIEU on m’a kidnappé c’est un mec qui n’a rien à voir et qui m’a vu sur le bord de la route, il va m’emmener dans une ruelle sombre et NAAAAAAAAAAAAAAAAN ! AU SECOURS AU SECOURS !!! ». Sauf que, je garde mon calme, il n’a pas l’air si méchant. Puis il a quand même l’appli « Uber » allumée sur son téléphone, ce qui me rassure un peu.

James (enfin, je ne sais même pas si c’est son vrai prénom du coup) n’est pas très bavard. Ça ne me dérange pas plus que ça, tant mieux même. Je veux juste rentrer chez moi, pas tailler une bavette à l’arrière d’une Merco Benz Benz Benz.

Dans la voiture, rien de plus qu’un taxi de base. Lord de mes deux précédentes expériences, les véhicules étaient équipés de petites bouteilles d’eau, de bonbons et même de chargeurs de téléphone. C’est pas non plus demander la lune d’avoir une gorgée d’eau pour ce genre de service particulier si ? Soit les deux chauffeurs que j’ai eu avant étaient plus que prévenants, soit celui-ci n’en avait strictement rien à foutre. Au choix.

Bon, il me reste sûrement assez de salive pour faire ces quelques kilomètres entre La Défense et Paris 12ème. Tant pis pour les services en plus, mais qu’il fasse vite c’est pas si loin après tout à 3h du mat’ ça roule bien le périph. J’arrive donc chez moi une demie-heure plus tard (un peu long certes mais bon… je ne suis plus à ça près) et quelques secondes défilent avant que je ne reçoive la facture. 70€ BORDEL. Plus cher qu’un rendez-vous chez le coiffeur, qu’un jeu Xbox 360, qu’une semaine de courses. Putain. L’équivalent de 10 ramens chez Naritake. Putain. 70€ ! J’ai jamais payé autant même quand j’habitais en banlieue parisienne. Même pour aller à l’aéroport.

Ils pourraient au moins rendre visible le montant de la course en temps réel sur l’appli, ça éviterait ce genre de souci.

Julien Courbet si tu me lis

C’est même plus de la déception, c’est de l’énervement. Du bitchage dans les règles de l’art. Une putain d’arnaque ça s’appelle. Si AU MOINS j’avais eu un service spécial, un vrai plus qui fait la différence, je veux bien en payer le prix. Mais là RIEN. J’aurais pris un Taxi G7 ou autre lambda, ça aurait été exactement la même chose et j’aurais forcément payé beaucoup moins cher.

Adieu Uber, James, peu importe ton nom, mais on me m’y reprendra plus. C’est dommage pour les vrais chauffeurs qui se donnent la peine de rendre les courses agréables. A tester prochainement, SnapCar ou encore Chauffeur Privé pour un meilleur service qui sait.

Update du 16 octobre 2012 : la community manager d’Uber (@MiChmski sur Twitter), m’a contacté par mail et je la remercie pour sa réactivité. Après une réévaluation de ma course de ce samedi soir, j’ai droit à un remboursement de 22€ (la course aurait du coûter 45€). Alors oui c’est gentil, c’est déjà plus raisonnable comme tarif. SAUF QUE, je n’ai toujours aucune réponse du pourquoi James n’est pas James et du pourquoi j’ai eu droit à un service pourri. Ils essayent de voir ça en interne et ne peuvent m’en dire plus. C’est assez étrange et pas très rassurant. J’attends donc la suite de l’épisode…

Dernière update: je suis passée chez CHAUFFEUR PRIVE et c’est bien mieux. Je vous conseille d’essayer, voici un code promo pour avoir 10 euros: JESIRA.