Partir étudier le japonais à Tokyo – les derniers préparatifs

Oh god… dans exactement trois semaines jour pour jour je serai arrivée au Japon et plus précisément à Tokyo afin de commencer une nouvelle tranche de vie qui s’annonce pleine d’émotion et de rebondissements. Pour ceux qui prennent le train en marche (tobira ga shimarimasu), j’explique dans un précédent billet pourquoi j’ai décidé de redevenir étudiante le temps d’une année et je vous fais une petite update sur la situation.

J-23 avant la rentrée

C’est le 11 janvier prochain qu’aura lieu ma première journée d’orientation, celle où tout me sera expliqué et qui répondra à pas mal de mes interrogations :

  • Dans quelle classe je vais me retrouver ?

    Qui seront ces personnes des quatre coins du monde ? Est-ce qu’ils seront gentils et soyeux ? Qui sera le relou de la classe à lever la main et faire le chien excité pour qu’on l’interroge ? Est-ce que je serai celle qui aura le plus de mal à assimiler les leçons ? EST-CE QUE JE SERAI LA PLUS VIEILLE ?!

  • Quels seront mes horaires ?

    Il faut savoir que dans la plupart des écoles de langue pour les étrangers (du moins au Japon), les cours sont répartis en plusieurs groupes de niveau et ont lieu soit le matin soit l’après-midi : ce qui permet donc de dégager le reste de la journée pour bosser et ainsi gagner de l’argent pour doser maimai survivre. A l’heure actuelle je ne sais toujours pas où je me situe et du coup je ne connais pas mes heures de cours. Le suspense est total mais j’avoue que je préfèrerai le matin, c’est le moment où je suis la plus efficace.

  • Comment je vais m’habiller ?

    Ça fait trois mois que je m’habille à l’arrache parce qu’il fait -1000°C dehors ici et que je suis à la maison 90% du temps. Qui plus est, j’ai déconné dans l’organisation de mes cartons lors du déménagement de Paris et je n’ai pas gardé à dispo beaucoup de vêtements. Mais heureusement qu’il y a ce cher Uniqlo, qui me sauvera la vie en arrivant. Je me vois pas y aller en chiffon pour un premier jour, ça fait mauvais genre.

  • Est-ce que j’ai rien oublié ?

    J’ai mes cahiers à spirale grands carreaux 21×29,7, mes pochettes transparentes, mon criterium, mes buvards et mes oeillets dans ma besace kestuvafaire ? Non je déconne, je dois aller acheter un stylo en arrivant aussi. J’ai plus d’encre dans le mien à force de réviser mes kanjis. Et puis je dois avoir un bloc note qui traine.

Bref, mon cerveau cogite à mort. C’est quand même moins stressant d’aller au boulot moi je vous le dis.

Et d’ailleurs, où en est-on des +1OOO kanjis à connaître ?

Lorsque j’ai postulé dans cette école, j’ai dû en toute logique passer un examen via Skype afin qu’ils puissent déterminer mon niveau d’oral. Après quelques questions sur la pluie et le beau temps et après avoir parlé de mon chat pendant 10 min, est arrivé la fin de la conversation, que la professeur a innocemment ponctué d’un « je vous envoie une liste de kanjis par mail, ce serait bien de les connaitre avant la rentrée si vous pouvez » (enfin c’était en japonais et c’est ce que j’ai compris). Ce à quoi j’ai répondu, dans ma lancée et ma motivation débordante, « ah mais carrément !! J’ai hâte de tout apprendre je vais faire en sorte de tout connaître bien par coeur avant d’arriver, gambarimasu tout ça ». Ça, c’était avant de recevoir ladite liste. Parce que dans ma tête ça allait être une centaine peut-être 200 en s’ambiançant un peu, mais j’étais loin d’imaginer qu’il s’agissait de plus de 1000 ! Et bon, à ce niveau, à part connaître ceux de la vie de tous les jours, je partais un peu de rien je dois l’avouer.

 

La mission est de savoir les lire, les comprendre mais aussi les écrire. De ces trois étapes, la plus compliqué pour moi est l’écriture : non pas que le fait de tracer les traits dans le bon ordre soit compliqué, on s’y fait, mais le plus dur est de réussir à imaginer le caractère dans sa tête et ensuite de le reproduire sur papier. Après, c’est un truc que j’ai du mal à faire dans la vie de tous les jours… Disons que si je dois imaginer une trompette dans ma tête, même si je sais très bien ce qu’est une trompette, je vais avoir beaucoup de mal à la visualiser et la dessiner (c’est chelou ou pas ?!). Du coup je vous raconte pas le boulot que c’est pour ces rassemblements de bâtons.

Depuis la fin du mois de septembre je passe donc mes journées à apprendre, réviser et me bourrer le crâne de ces jolis caractères bien fourbes et j’en suis actuellement à 900 (à noter qu’ils sont intégrés directement dans des mots, et non pas isolés pour la plupart). Bon je ne dis pas que je me souviens parfaitement de tous ceux que j’ai appris, mais j’ai plutôt pas mal avancé. Et croyez-moi ou non, mais c’est souvent un plaisir (il y a quelques fois ou rien ne va plus évidemment (les jeux sont faits), pendant lesquels j’ai l’impression de ne pas avancer et d’avoir tout oublié) mais on commence à y prendre goût après plusieurs centaines, quand ça devient encore plus logique. Sachant que c’est bientôt Noël et que ce sont mes « derniers moments » à profiter de copain et de mon Tamago-chat, je pense peut-être arriver à 1000 tant bien que mal avant de partir, mais disons que ces prochaines semaines ne seront pas les plus productives.

Le logement

Après avoir fouillé les internets et avoir contacté plusieurs agences pour trouver un appartement temporaire, meublé et plutôt bien situé (par rapport à mon école), j’ai finalement réussi à trouver un toit via la magie de Twitter 😊 Je serai donc situé à Shibuya-ku, dans un quartier calme et résidentiel, et ce pendant quelques mois avant de trouver un vrai appartement non meublé, cat-friendly, et que nous garderons plus longtemps 🤞. Je suis à une vingtaine de minutes de mon école en métro, le logement est beaucoup plus grand que tout ce que j’ai pu avoir là-bas (45m2 !) et même si c’est un vieux building ça m’a l’air top top top. Hâte de le voir en vrai.

L’essentiel

Je vous détaillerai lors d’un prochain un billet la liste de ce qu’il ne faut pas oublier avant le grand départ, qui pourra peut-être servir à ceux qui passent par là et qui souhaitent tenter le visa étudiant à l’avenir. Mais en attendant, j’ai mon billet d’avion en poche, mon visa (qui a été déchiré légèrement à la douane US en arrivant à L.A. il y a quelques semaines 😤) et un toit assuré, ce qui est le principal. Les premiers jours seront bien rythmés : la rentrée a lieu deux jours après mon arrivée et, avant cela, il est nécessaire que j’aille m’inscrire à la mairie et que je règle différentes procédures administratives. Après les choses sérieuses pourront réellement commencer (en vrai je ne réalise pas encore).

Je ne manquerai pas de régulièrement poster des photos et stories sur mon Insta, de vous raconter mes expériences en direct sur Twitter (qu’elles soient bonnes ou mauvaises), mais aussi de rentrer plus dans les détails par ici mais beaucoup moins fréquemment évidemment (parce que ça demande plus de temps). Allez bisous je dois aller jouer dans la neige !