Un an au Japon, le bilan calmement

Asakusa

Et voilà, ce mois-ci j’ai célébré mon premier « Japaniversary » comme on dit dans le jargon. Déjà une année complète de passée à Tokyo non de dieu. Du coup c’est le moment de faire le bilan, calmement, en s’remémorant chaque instant comme si j’avais un peu de temps.



Un an à étudier le japonais


Décider de reprendre le chemin de l’école après avoir rejoint le monde professionnel pendant plus de six ans était un petit challenge pour moi sachant que je n’ai jamais trop aimé les études, les devoirs, et tout ce qui va avec ! Mais, vu que c’était la condition pour avoir un niveau correct de japonais et ensuite trouver un emploi ici, autant vous dire que j’étais ultra motivée.

Je me revois arriver le premier jour en mode super saiyan mais quand même un peu stress, à me demander qui seront les gens de ma classe, est-ce que tout le monde aura 20 ans, est-ce que je vais y arriver, est-ce que le prof sera gentil, est-ce que je vais me faire des potes ? Un mois après, le feeling était déjà bon et un an plus tard je peux vous dire que tout s’est ULTRA bien passé. Je ne vous cache pas que j’en ai chié à certains moments mais je suis fière d’avoir tout donné ! Mon programme quotidien était hyper chargé mais je n’ai rien lâché tout au long de l’année : baito le matin, puis « bossage » de cours le midi en m’enfilant mon combo nattō-riz-kimchi de vainqueur, puis cours l’aprem et devoirs en rentrant. Autant vous dire que 2018 est passée à une vitesse du feu de dieu…

Kai Japanese Language School


Si vous cherchez une école à Tokyo pour venir étudier le japonais, je vous recommande Kai Japanese School à 1000%. Vraiment. Pour avoir participé aux cours du niveau 2 au niveau 5, je peux vous dire que les profs sont tops (spéciale dédicace à Yokoyama sensei et Noguchi sensei, les meilleurs de tous), les cours bien foutus et le staff compétent, vraiment à l’écoute et pouvant vous aider dans plein de domaines (administration, vie quotidienne, recherche d’emploi etc). Pour moi le plus gros point positif est la pratique orale. Comparé à d’autres écoles, l’oral est vachement mis en avant, ce qui pour moi est hyper important. J’ai toujours eu un peu « honte » de parler dans une langue étrangère quand je gère pas trop (déjà que je suis pas à l’aise à parler devant plein de gens en français, je vous laisse imaginer dans une autre langue), alors pour moi c’était peut etre le plus gros challenge de l’année. Les premiers cours c’était un peu la panique mais au bout d’un moment franchement on s’y fait, et on finit par devoir faire des présentations de 10 min… du coup maintenant j’ose parler japonais à tout va, même si celui-ci est loin d’être parfait.

Au cours de cette année, j’ai vraiment beaucoup progressé. Je n’irai pas jusqu’à dire que tout ce que j’avais appris en solo avant n’a servi à rien mais bon presque. Je me suis rendue compte à quel point apprendre en autodidacte de façon « organisée » est difficile, surtout pour les bases de grammaire. Après je parle pour moi, certains y arrivent très bien. Mais bref, en une année, et à 33 ans, je me suis transformée en l’élève modèle que je n’avais jamais été avant (il vaut mieux tard que jamais) ! Maintenant l’école est finie (big up Sheila), j’ai validé le JLPT 3, mais je n’ai pas l’intention d’en rester là. J’ai envie d’en apprendre plus, de progresser encore et encore. Du coup il va falloir que je trouve le temps et surtout de bonnes méthodes pour m’y mettre en solo avec comme objectif, pourquoi pas, de m’inscrire au JLPT N2 à la fin de l’année (la meuf ambitieuse).

Back to business


Cette fois ça y est les études c’est bel et bien fini puisque j’ai trouvé un emploi full-time en tant que PR content, Marketing and Sales Manager chez Arigato Japan, la société de Food Tours chez qui je faisais mon baito. Un job dans le domaine de la bouffe et de la culture japonaise, qui plus est à Tokyo, j’ai envie de dire que c’est le perfect match. N’est-ce pas ?

J’ai commencé au début du mois et, après deux semaines, je suis encore en pleine mise en place mais je sais déjà qu’il y a pas mal de challenge, ce qui est très cool ! D’ailleurs si vous voulez réserver un food tour, j’ai mon petit code perso qui vous donne 10% de réduction, n’hésitez pas à l’utiliser, le partager ou même le mettre de côté pour plus tard :WiredJess10.

Mes addictions naissantes


Venir au Japon en vacances et y vivre au quotidien n’a rien à voir évidemment, merci captain obvious. Mais du coup voilà, j’ai ma petite routine qui s’était créée cette année, et je voulais vous parler de mes nouvelles addictions. Voici mon top 3 des trucs dont je ne peux plus me passer actuellement et que je n’aurais jamais soupçonné :

  • Le nattō –« blablabla ça pue, c’est dégueulasse », je vous vois d’ici mais moi j’adore (#teamnatto). La première fois que j’en avais mangé c’était il y a quelques années, et pour le coup je n’avais pas aimé. Bon, c’était dans un kaitenzushi pas ouf aussi ce qui n’aide pas… Mais maintenant j’en mange tous les jours et pour l’instant je ne m’en lasse pas, bien au contraire.
  • Le karaoke — mais oui ! Alors je suis trop timide pour chanter devant les gens normalement. Mais là, dans une petite salle juste avec tes potes, c’est tellement easy. Et maintenant que je sais lire le japonais et que j’essaye de me faire une petite culture J-Music, mais quel bonheur (et meilleur training ever!)
  • Les 食べ飲み放題 qui coutent quedal (all you can eat/drink). Sortir avec des potes au Japon ça peut vraiment coûter pas grand chose. Tu peux te faire une très bonne soirée pour 2000/3000 yen et avoir bien bu et bien mangé EASY. Bon c’est pas de la grande cuisine bien évidemment, pas de Jiro Sushi mais franchement ça reste carrément bon pour le prix (selon les endroits bien sûr).

Ce qui me manque


Passer une année loin de son copain, de ses amis ou encore sa famille, c’est loin d’être facile comme vous pouvez l’imaginer. Etre au Japon c’est vraiment top, c’est le rêve d’une vie qui se réalise enfin, mais parfois se trouver à des millions de kilomètres de ses proches c’est un peu triste. Heureusement qu’il y a internet pour garder contact, parce que si on avait été en 1900 ça n’aurait pas été la même histoire. Les jours ne sont pas roses tous les jours, mais l’important est de toujours garder la motivation et le contact. D’ailleurs merci à tous ceux qui ont été là pour moi cette année, où que vous soyez, à ceux qui demandent des nouvelles, et à ceux à qui je parle TOUS LES JOURS depuis un an même depuis l’autre bout du monde. Vous me manquez ! (<= la meuf pas capable de le dire aux gens en direct, qui passent par son blog en fufu).

Bref, cette première année est passée sur les chapeaux de roue (mip mip) et j’ai déjà l’impression que 2019 est sur la même voie. L’objectif est de continuer à donner le meilleur de moi-même, de continuer à progresser en japonais (ou du moins à maintenir le cap), de manger de bonnes choses, de profiter de la vie parce qu’elle est courte et de dire à mes proches que je les aime <3

Et je vous souhaite à tous plein de bonnes choses pour cette nouvelle année, que vos rêves se réalisent ! (on est fin janvier c’est encore légal).