Cet été viens buter du zombie dans Deadlight (XBLA)

Le voilà LE jeu du Xbox Live Summer of Arcade que tout le monde attendait. Mais pas moi en vrai, je ne connaissais pas du tout le programme de cette année. Du coup ça a été un peu la surprise. Après Tony Hawk Pro Skater HD c’est donc au tour de Deadlight de venir s’installer au chaud dans mon disque dur. 

Développé par le jeune studio espagnol Tequila Works, Deadlight est un jeu de plateforme qui met en scène Randall Wayne, le personnage principal, dans une ambiance post-apocalyptique sur la West Coast (Nigga). Le fait est qu’une maladie a infecté tous les être humains et que notre héros se retrouve confronté à une horde de zombies (appelés « ombres » dans le jeu) assoiffés de sang alors qu’il recherche sa femme et sa fille.

Voilà grosso modo pour le pitch.

Notre cher Randall est un mec assez sombre, barbu et pas super propre sur lui. On dirait un peu un clochard en fait, mais après tout ça nous change un peu des Nathan Drake ou autre crâneur du genre. L’ambiance « zombie » est quelque chose que j’apprécie particulièrement que ce soit dans les films ou les jeux et avec Deadlight, c’était donc pour moi l’occasion parfaite de m’y replonger un peu. Ici, on a affaire à des zombies stupides, très stupides. En plus du fait qu’ils, comme d’habitude, ne peuvent pas escalader grand chose, ils en viennent même à se jeter par les fenêtres si vous vous y suspendez, ce qui est parfois bien pratique quand ils sont nombreux. J’aimerais tellement que si invasion zombie il y a un jour, ils aient ce même comportement. D’ailleurs, je vais dès demain m’entraîner à rester accrocher aux balcons tel Lara Croft, dans le doute.

Première chose à noter, Deadlight est un jeu de plateforme et donc en 2D. Top pour moi, ça m’évite de me perdre vu qu’il n’y a qu’un chemin à suivre. Hallelujah. D’ailleurs au passage, les mécanismes de ce jeu m’ont vaguement fait pensé à Shadow Complex, un jeu bien sympathique sur le XBLA. Sauf que là, Deadlight est beaucoup plus sombre aussi bien dans sa trame narrative que dans son environnement graphique. Au niveau de la maniabilité, c’est un peu la galère. C’est assez agaçant de voir qu’il est parfois impossible de se décoller des grillages auxquels on est suspendu alors que vous vous faites courser. C’est un peu trop approximatif et du coup j’ai rage quit le jeu plus d’une fois à cause de ce souci. Tu vois le genre toi quand tu dois recommencer une scène depuis le début tout ça parce que le mec veut pas se décoller du grillage, HEIN.

Le jeu se découpe pour moi en deux grosses parties : d’un côté un jeu d’action où il faut éviter et combattre ces fameuses ombres qui vous veulent du mal (accentué surtout au début et à la fin du jeu), de l’autre un jeu de réflexion où il faut faire part d’un peu de jugeote pour avancer (milieu de l’histoire). Les puzzles ne sont pas super compliqués mais j’avoue tout de même avoir été bloquée 2 ou 3 fois sur un truc que je n’avais pas vu ou sur un saut que je n’avais pas réussi à faire (encore « la faute à la maniabilité »,dixit Laure Manaudou). Pour faire face aux zombies et sauver votre peau, vous avez droit à plusieurs armes : une hache, un lance-pierre, un pistolet ou encore un fusil à pompe. Le meilleur restant pour moi le fusil à pompe. La violence du bruit, le sang tout ça, ça défoule. La hache aurait pu aussi être sexy sauf qu’elle vous épuise vite et si vous gérez mal votre coup vous n’aurez plus assez d’énergie pour filer.

Mais, au final, on se rend vite compte qu’il n’ y a pas énormément de combats « violents ». Pour ma part j’ai pas mal couru et esquivé les ennemis. D’ailleurs, aussi stupides qu’ils puissent être, ils ne se gênent absolument pas pour vous faire des croche-pattes en pleine course les bougres. Pourquoi j’ai esquivé ? La pression ? Non, tout simplement car les munitions sont loin d’être suffisantes pour une boucherie et que les coups de hache vous épuisent bien trop rapidement. De plus, dans certains endroits, les zombies peuvent réapparaître a l’infini donc ce n’est pas forcément évident.

Petit détail qui m’a aussi un peu saoulé, les gros textes qui cachent le bas de l’ecran parfois, souvent quand tu recommences plusieurs fois une scène. On y voit rien, et en plus les textes on les a déjà lu. C’est chiant !

Bref, je râle, je râle mais en vrai j’ai bien aimé Deadlight. Le jeu est parfait pour l’été, pas très long, pas très original mais plutôt joli et agréable. Par contre ne vous attendez pas à frissonner, les zombies sont loin d’être angoissants. Mais prenez-le hein, vraiment.