DriveClub PS4 : mange du bitume avec tes potes

Demain est un grand jour pour les amateurs de jeux de courses puisque DriveClub débarque sur PS4. Après un long report qui a engendré de nombreuses déceptions, le voici enfin, garé dans votre salon. Parce que j’ai eu la chance de pouvoir y jouer avant la sortie et que j’ai pas mal de mots du champ lexical de l’automobile à caler, voici mon avis.

 

VROUM VROUM

DriveClub est un jeu de course de voiture complètement axé simulation. Contrairement à Forza Motorsport, il ne vous faudra non pas peaufiner votre technique, passer vos trajectoires au peigne fin ou encore choisir le meilleur carbu, mais il vous faudra plutôt attacher votre ceinture et donner corps et âmes pour arriver premier. C’est à dire qu’une fois sur le circuit, plus rien ne compte : adieu les amis et la famille, vous devez être prêt à tout pour passer la ligne d’arrivée avant tout le monde, quitte a abîmer un peu votre voiture. En effet, après quelques courses, j’ai pu me rendre compte qu’il valait parfois mieux rebondir sur la barrière de sécurité que de freiner dans un virage pour ne pas perdre de temps ! Règle numéro 1 : ne jamais négliger le décor.

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D’autant plus que les bots n’y vont pas de main morte. Ils sont même souvent un peu trop « bots ». C’est à dire qu’ils suivent une trajectoire définie (comme s’ils étaient sur des rails) et du coup, peu importe ou vous vous trouvez sur la piste, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour suivre le chemin pour lequel ils ont été programmés. Je ne vous raconte pas le bordel, c’est pire que Mario Kart, mais sans les bananes. Je ne dis pas qu’il ne faut pas rentrer dans les autres pilotes si vous êtes un peu short sur un virage hein, je suis la première à le faire, mais là c’est constamment, même en ligne droite, et je trouve ça un peu dommage.

Sans surprise, jeu dispose de deux modes : le solo et le multi. Le premier est très basique et vous propose plusieurs courses avec, au fur et à mesure, de nouveaux bolides à débloquer et de nouvelles pistes à explorer. Comme la plupart des jeux de ce style, vous concourrez au départ avec une voiture de base un peu pimpée puis, plus vous devenez bon, plus vous avez accès à des avions de chasses et des circuits un peu plus sexys. Au niveau du rendu de l’image, c’est loin d’être foufou et on est loin de ce que propose la PS4, soyons honnêtes.

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Le mode solo propose également des défis à réaliser pour chaque courses, histoire de pimenter un peu plus l’expérience et c’est assez cool. Par exemple, il vous faudra atteindre une certaine vitesse sur une portion limitée du circuit, ou encore faire un tour dans un temps imparti pour obtenir plus d’étoiles. Et qui dit plus d’étoiles dit déblocage de pistes et davantage de compétitions. A savoir qu’il est également possible de défier ses amis PSN sur différents circuits pour voir qui fera par exemple le meilleur temps, ce qui est assez drôle et motivant. D’autant plus que les défis ont une durée de vie : il vous faudra donner le meilleur de vous même pour être en haut du tableau en peu de temps.

MIIIIP MIIIP

Le côté multi est pour moi le vrai côté intéressant et la seule valeur ajoutée de DriveClub. Après avoir pris le jeu un peu en main, il faut savoir passer aux choses sérieuses : appartenir à un club. Les clubs peuvent regrouper jusqu’à 6 pilotes et il est alors possible de personnaliser sa voiture aux couleurs du club (à savoir que c’est le boss du club (celui qui l’a créé) qui gère les peintures, donc à ne pas laisser entre n’importes quelles mains). C’est assez sympa de se retrouver entres potes et de pouvoir lancer des défis à d’autres clubs pour progresser au classement, et ça met vite un peu d’adrénaline. Pour ma part, c’est le seul truc qui m’a donné envie de relancer le jeu, le solo étant assez vite ennuyant.

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Le jeu est donc dotée d’une plateforme sociale, baptisée « centre social » dont l’appellation fait un peu penser à une association humanitaire, qui vous permet de gérer vos défis, vos clubs et tout ce qui va avec.

Je suis un peu déçue par DriveClub au final. Je trouve le jeu un peu fade, et après quelques heures, je n’ai presque plus la motivation de m’y remettre. Les menus sont loin d’être ergonomiques : j’ai mis un temps fou à comprendre comment il était possible de changer les couleurs de sa voiture…. Dans la plupart des jeux de course, on a toujours accès à la cutomisation juste après la sélection de la course. Ici non (sauf si on veut opter pour les modèles custom dégueux de Jacky Tuning) : il faut retourner au menu principal, puis se rendre au garage pour choisir parmi les coloris proposés. De plus, le choix reste assez limité en ce qui concerne les véhicules : il n’y a pas tant de modèles que ça (peut-être que je me suis trop habituée au catalogue de Forza Motorsport).

En revanche, j’aime bien le côté arcade, la conduite sans prise de tête, et c’est dommage que le comportement des bots vienne tout gâcher. La feature « club » reste donc pour moi le seul vrai argument de DriveClub. Je ne sais pas si cela a déjà été fait avant (je ne m’y connais pas assez en jeu de caisse) mais je trouve l’idée super intéressante et c’est un bon gros plus. En gros, si vous aimez le solo, je pense que DriveClub ne vous comblera pas entièrement. Si vous êtes plus « multi », il aura alors une chance de vous séduire !