Kinect ou comment j’ai été naïve

Avec l’annonce de Kinect, je ne le cache pas, j’ai rapidement fait partie des joueurs qui ont cru en l’innovation suprême, qui ont vendu des tas de jeux pour pouvoir profiter de l’offre de la Fnac et qui ont tenté de faire taire les mauvaises langues qui trollaient à tout va… je faisais partie des naïfs donc. C’est donc en me séparant de quelques titres Xbox 360 et en ajoutant une petite somme d’argent que je me suis procuré le dispositif, à peine quelques semaines après sa sortie, et que j’ai pu apprécier les joies de la reconnaissance de mouvements… pendant 2 mois.

Je me souviens encore de la première annonce de « Natal » à l’E3 2009. J’étais devenue dingue. La vidéo de présentation m’avait laissée sans voix, j’avais l’impression de rêver, de redevenir gosse. Une impression de « Retour dans le Futur ». Si vous avez déjà oublié ce que nous avait vendu Microsoft il y a 2 ans, regardez plutôt :

 

 

Alors oui, après avoir vu qui n’a pas envie d’aller au PIT pour que son père américain visse les roues de sa F1 en deux temps trois mouvements, qui n’a pas rêver d’arriver devant ta console et qu’elle lui dise « hey salut toi, ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu, tu as perdu du poids? Je te trouve resplendissante aujourd’hui » (j’exagère ?!) ou encore d’avoir un salon de 50m2 ! Forcément… Quelques mois plus tard j’ai enfin pu essayer le fameux jeu des ballons qui était présenté à toutes les sauces, et aux premiers abords tout de suite ça paraissait moins fluide, mais j’étais toujours aussi emballée par l’idée. Puis, le jour J est arrivé : Kinect a enfin débarqué dans les magasins et là, oh joie, j’ai pu m’en procurer un exemplaire avec en prime, le jeu Dance Central offert par le caissier de la Fnac, mais contre son gré. Le cher jeune homme pensait qu’il était fourni avec…

Je ne vous laisse même pas imaginer l’état d’impatience dans lequel j’étais durant le laps de temps qui me conduisait entre le centre commercial et mon domicile. A peine arrivée a destination, arrachage délicat du carton, branchement immédiat et nous y voilà enfin, j’avais le fameux Kinect à la maison et j’allais pouvoir passer des heures à jouer avec mon corps. Les premiers jours, j’étais assez satisfaite du produit et autant dire que je passais mon temps sur Dance Central. Je m’enchaînais des sessions d’une heure ou deux par jour, avec explosion de scores à la clé, entraînement et tout ce qui va avec. J’admets avoir bien pris mon pied car ce jeu est certainement le meilleur jeu proposé actuellement sur le dispositif, pour ne pas dire l’unique. En revanche, seul le premier mois est intense. Pendant le second, on le sort uniquement pour les soirées entres amis ou alors de temps en temps après avoir culpabilisé d’avoir mangé un truc trop calorique. Et là c’est le drame, c’est fini. Le mien croule maintenant sous la poussière depuis 2 mois. J’espérais la sortie de nouveaux jeux, et surtout j’espérais ne pas m’être emballée inutilement pour ne pas avoir à entendre les « tu vois je te l’avais dit ! »… mais si, c’est bel et bien le cas. Aucun jeu ne me tente et j’ai perdu tout espoir.

Quand je vois des jeux comme Joy Ride… je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Une grosse blague vidéoludique. Après oui, les enfants apprécieront Kinectimals, mais c’est pareil. Combien de temps ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Pour tout avouer, après mûre réflexion, je songe même à m’en débarrasser. Microsoft m’a vendu du rêve et j’ai foncé les yeux fermés. Alors oui, peut-être qu’un jour ils me surprendront de nouveau avec un concept encore plus fou, des jeux qui vraiment utilisent la reconnaissance de mouvements comme il se doit, mais c’est trop tard, je rends les armes. Pour moi, la manette est vraiment indispensable et je ne retrouverai jamais une expérience de jeu aussi intense qu’avec un pad entre les mains. Le Move ? Hum, non merci en fait, c’est la même sauce. En revanche, je peux comprendre que l’on puisse accrocher à toutes ces nouvelles expériences de jeu, j’ai essayé, vraiment… mais ce n’est pas pour moi.