PaRappa the Rapper mon hip hop hero

Il y a quelques semaines, c’était mon anniversaire… 27 ans de conneries et cela fait maintenant pas moins de 20 ans que je suis tombée dans les jeux vidéo (je vous assure, ça ne fait pas mal). Parmi tous les beaux cadeaux que l’on m’a fait (merci encore à tous ceux qui se reconnaitront), j’ai eu la chance de découvrir une console qui aura marqué mon adolescence: la PlayStation (le lire en chuchotant comme dans la pub de l’époque).

Étant donné que nous étions pas moins d’une vingtaine dans un 23m2 et que nous pouvions à peine circuler dans mon humble demeure, il m’a fallu attendre le lendemain matin pour pouvoir la brancher. Dès l’allumage, je suis retournée en enfance. Oh mon dieu, que d’émotion quand le son d’introduction de la console est venu titiller mes oreilles…

Comme a déjà pu le dire France Gall, « c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup ». Je me souviens parfaitement de cette introduction: ce moment où tu attendais durant toute ta journée de cours de pouvoir rentrer et jouer vite fait avant de faire tes devoirs, ce moment où tes parents t’accordaient 1h de console avant le téléfilm du dimanche, ce moment où tu venais d’acheter Tomb Raider avec tes économies de 5 Noël d’affilé et tu avais lu la jaquette pendant tout le trajet qui te ramenait du centre commercial à chez toi… et là CE GÉNÉRIQUE qui te fait presque, à 27 ans, verser ta petite larme.

Comme je vous l’ai déjà expliqué dans un précédent billet, j’avais beaucoup de CDs de démo que je dévorais à longueur de journée et ce, pendant des années. Sur l’un d’entre eux, il y avait PaRappa The Rapper, un jeu de rythme que tu te dois absolument de connaître toi lecteur derrière ton écran.


PaRappa c’est qui ? C’est un chien qui, pour séduire la belle femme tournesol Sunny Funny, se doit de rapper pour booster son sex appeal. Alors même si sur le papier ma phrase n’a rien de sexy, je vous assure que ce jeu est une tuerie. A cette époque, j’avais plus que saigné le premier niveau présent sur la démo (le fameux avec l’oignon). A mon plus grand regret, je n’avais jamais moi-même possédé le jeu complet et je devais le squatter chez les quelques personnes de mon entourage qui l’avaient.

11 ans après, il m’aura fallu 3 clics pour me le procurer sur eBay et attendre comme une gamine à qui on aurait promis un Happy Meal que ma connasse de factrice me le livre (bisou madame). Il m’aura fallu patienter quelques jours pour que je retrouve le saint graal dans ma boîte aux lettres, que je monte mes 6 étages 5 marches par 5 marches, que je fasse une crise d’asthme, que je rampe jusqu’à ma PlayStation et que j’insère délicatement la fameuse galette. Et là, trop d’émotions.

Dès le démarrage, mes battements de cœur étaient associés au tapotement de mes doigts sur Croix, Croix, Carré, Rond. Premier Stage, back in time, le fameux stage avec l’oignon: kick, punch, it’s all in the mind, if you wanna test me I’m sure you’ll find !

Toutes ces heures passées 10 ans plus tôt sur ce seul niveau auront porté leurs fruits: je le passe en difficile haut la main, sans même regarder les touches. En revanche, je dois avouer que je ne me souvenais pas avoir autant galéré sur les niveaux suivants. Il m’a fallu au moins une dizaine d’essais pour pouvoir faire ce putain de gâteau avec la poule et valider le stage final !

Alors oui, l’image pique un peu sur ma télé mais mon dieu, PaRappa The Rapper est toujours aussi excellent. Il est l’un des ancêtres fondateurs des jeux de rythmes actuels et reste pour moi l’un des meilleurs. Si vous n’y avez jamais joué,  il faut tout de suite remédier à ça, VRAIMENT. D’ailleurs, voici pour finir mon réveil collector que j’ose à peine allumer de peur de l’abimer:

I GOTTA BELIEVE!

Un grand merci à Praska et Izafox qui m’ont fait ce beau cadeau qu’est la PlayStation, avec en prime Tomb Raider !