Souvenirs : Snake Rattle N’Roll sur NES

Vous voyez les jeux dont on se rappelera toute sa vie et pour lesquels on peut retracer tous les niveaux les yeux fermés, sans les mains ? Et bien là ce n’est pas le cas. J’avais COMPLETEMENT oublié l’existence de Snake Rattle N’Roll ! C’est en feuilletant le livre « les 1001 jeux vidéo auxquels il faut avoir joué dans sa vie » (livre plein de « boulettes » en tous genre au passage) que je suis retombée dessus et là, ce fut le choc !

Snake Rattle N’Roll, c’est un jeu de serpent que je possédais sur NES à l’époque et qui, pour le coup, était en 3D attention ! Le but du jeu, comme tous les jeux de « snake » que ce soit sur 3310 ou sur console, était de manger le plus de boulettes possible afin de faire grandir la queue de votre animal. Ces billes de couleurs étaient jetées par des appareils semblables à des gramophones qui parfois vous faisaient même des feintes en vous balançant des bombes.

Bien évidemment, éviter les bombes ne suffisait pas pour s’en tirer puisqu’il y avait une flopée d’ennemis (ressemblant à des rouleaux de réglisse Haribo ou autres champignons du terroir) faisaient front et vous barraient incessamment la route, vous forçant à perdre quelques boulettes précédemment récupérées si vous n’étiez pas assez rapide pour leur mettre un coup de langue ou leur sauter dessus. Le titre comporte aussi tout un tas d’autres trucs improbables comme des plaques d’égout qui rejettent des pieds énormes ou encore des serpents avec sur la tête des clés comme pour remonter les vieilles poupées qui parlaient…A la fin de chaque niveau, il vous fallait avoir collecter un maximum de boulettes colorées ce qui, en montant sur la balance, et ce grâce à votre embonpoint, ouvrait la porte du niveau suivant.

Donc pour résumer :

  • étape 1 : avaler un max de billes
  • étape 2 : éviter les pièges et les attaques des couvercles de poubelle
  • étape 3 : ne pas se faire bitcher par les ennemis tout aussi improbables qu’ils soient
  • étape 4 : être le plus gros serpent du monde pour faire exploser la balance.


Un jeu tellement bizarre que je me dis qu’il y a moyen que les champis du jeu qui sautaient partout soient hallucinogènes… Mais oui j’ai aimé ce jeu et je l’assume ! Peut-être qu’il faut avoir un problème dans sa tête pour le comprendre après tout. Des pieds géants, les cuvettes de WC qui sautent, des pions de dames… tout ça était dingue ! Et puis on pouvait jouer à 2 et donc incarner Rattle ou Roll et ça c’était top !

Et OH MON DIEU cette musique de David Wise… lors de ma première réécoute des années plus tard, j’avais l’impression qu’elle ne m’avait jamais quitté. Elle reste encore plus dans la tête que la musique du Juste Prix ou que l’OST de Rhythm Tengoku (quoique…).


En revanche, je me souviens avoir bien galéré au niveau de la maniabilité qui s’avérait être super hardcore avec cette fameuse 3D isométrique bizarre. Mais bon, j’avoue que la il va vraiment falloir que je songe à me retrouver une NES avec en prime ce fameux jeu complètement fou sur lequel j’ai pu passer de nombreuses heures !