Tomb Raider, je t’aime toujours. Différemment, mais toujours.

_-Tomb-Raider-Xbox-360-_Il y a plusieurs mois, je vous avais fait part de mon amour inconditionnel pour Tomb Raider. Et quand je parle d’amour, c’est le coeur qui parle, avec la petite larme et tout. Un peu comme Parappa, la petite Lara fait vraiment partie de mes meilleurs souvenirs jeux vidéo, et en particulier les trois premiers épisodes de la saga. Et Dieu sait que j’attendais depuis des années le tout dernier opus, sorti il y a a peine quelques jours. Il a donc fallu que je le dévore au plus vite, pour voir. 

Et ce fût presque un one shot.

La première fois que j’ai lancé le jeu, je suis retombée en enfance. J’ai joué 10h d’affilé avec seulement 30 min de pause tout compris le temps de prendre une douche et d’engloutir quelques pâtes au beurre. Vie d’adulte oblige, je n’avais pas fait ça depuis des années. Et j’ai kiffé. Mais vraiment. Vous savez cette sensation jouissive d’ouvrir un oeil le matin et de se dire « oh putain vite vite vite je vais jouer à la console je veux pas perdre de temps ». Il y avait des siècles que je n’avais pas attendu autant un jeu, et je peux vous dire que ça fait du bien.

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Pendant toute cette attente de pré-sortie, j’ai quasiment tout fait pour éviter les trailers, les previews ou encore les tests. Je ne voulais certainement pas me spoiler et je dois aussi avouer que j’avais peur. Peur que le Tomb Raider que j’aime devienne un Uncharted. Car oui, je suis de la #TeamLara et pas Nathan. Uncharted a beau être cool en jeu d’action/aventure (sauf le dernier qui était beaucoup trop fade et qui traînait en longueur), il a beau avoir pompé pas mal de choses sur Tomb Raider dans le gameplay, jamais oh grand jamais il n’égalera pour moi ce dernier. Tout simplement parce qu’il est arrivé après déjà, mais aussi que je trouve l’univers Tomb Raider beaucoup plus immersif, mais ça, ce n’est qu’une question de goût.

C’est donc dans un sentiment d’appréhension entremêlé à cette sensation d’attente achevée que j’ai allumé ma Xbox 360 et commencer le fameux TR dont tout le monde parle en ce moment.

Lara is not a fuck*** bitch

« Wah c’est vrai que Lara a changé physiquement, j’espère qu’elle ne sera pas trop pute ». Voici ce que je me suis dit en ayant pour la première fois Lara entre les mains. Je les aimais bien moi ces pixels en pic et son visage un peu random. Ses sauts aussi raides qu’un manche a balai et son équilibre/plongeon avec X + R1. Mais bon c’est vrai qu’en 2013, le lifting était plutôt inévitable. Et même si elle apparaît comme une aventurière sexy avec ses formes avantageuses, non Lara n’est pas une catin. Elle n’agit pas comme tel dans le jeu et l’accent n’est pas mis sur ce point (on est loin des jeux japs avec des ados aux gros seins en gros plan). Le seul mouvement qui va un peu à l’encontre de ceci est le plan de caméra de la demoiselle qui se faufile entre deux rochers. Là ouais ok, elle se frotte un peu, mais je vous jure que c’est parce que c’est étroit comme passage. Je me refuse à croire qu’elle le fasse pour vous allumer, vous les joueurs de sexe masculin.

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CROFT. Her name is CROFT.

Les vrais Tomb Raider, je les ai saigné sur ma bonne vieille PlayStation. Avec ma manette sans stick analogique, comme les durs. Cette fois, j’ai retrouvé la dame sur Xbox 360 avec un pad plus élaboré. Il n’aura pourtant fallu que quelques secondes pour que je prenne mes marques et que je ne retrouve ma dextérité en tant que grimpeuse de corniches. Rassurez-vous, Lara Croft est toujours aussi habile et oufesement inépuisable. Dès le début du jeu elle prend vraiment très cher et je peux vous dire que tout le long, on a un peu mal pour elle.

D’ailleurs, la pauvre, elle a tout plein de mecs énervés à ses trousses. Autant les méchants de la cache de Bartolli (TR2) étaient ceux qui me faisaient vraiment le plus peur avec leurs chiens et leur grosse batte de baseball, là à côté ce ne sont que des baltringues.

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Les nouveaux arrivent part milliers (j’exagère à peine) et sont beaucoup mieux équipés (ils sont également physiquement identifiables maintenant). Le mieux dans tout ça, c’est qu’il y a également des « boss ». Des plus gros, plus fâchés et plus difficiles à éliminer. D’ailleurs, en parlant de difficulté je vous conseille de faire le jeu en hard,  ce n’est pas si dur que ça et le défi est ainsi à son maximum. A part si vous souhaitez rusher le jeu (et je ne vois entre nous pas l’intérêt), vous risquez de vous ennuyer en plus facile.

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Tomb Raider je t’aime, différemment, mais toujours autant.

Lara Croft, de l’escalade, des combats endiablés contre tout plein de mecs énervés, des boss à affronter, des armes variées sans superflu, un environnement riche et somptueux, un univers toujours aussi immersif, ce Tomb Raider je l’ai aimé. Beaucoup aimé. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas pris un tel pied sur un jeu. Certes il est différent des premiers opus de la série, je ne le nie pas. On ne retrouve pas vraiment le côté « énigme » sur lequel je me prenais la tête pendant des heures et des jours entiers (avant d’appeler le fameux 08 à 100 francs la minute pour avoir la solution), et ça c’est un peu regrettable. Je pleure également le thème de base qui a disparu. Je me suis vue m’ambiancer sur deux notes qui m’y faisaient penser alors qu’en fait la musique que j’attendais était efficacesremplacée par une autre. Autre dernier point que je trouve un peu dommage et qui revient sur ce que j’ai déjà dit, le jeu est trop simple pour un Tomb Raider. La vision « instinct de survie » le rend un peu trop assisté. Dès qu’on ne sait pas quoi faire ni où aller, il suffit d’appuyer sur une touche pour que les choses à faire apparaissent en surbrillance. Je ne me suis pas perdue une seule fois, ce qui vraiment montre le côté facile de la chose.

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Mais j’y ai joué quasiment 13h. Avec une session de 10h d’affilé. Ce qui veut bien dire que j’ai adoré et que le jeu m’a pris aux tripes. Ici, on découvre un épisode d’une autre nature. On a un côté plus spectaculaire et survie mis en avant, tout en conservant tout de même l’essence de la licence, et ça c’est important. J’avais peur que cela se perdre, mais non. Et c’est bien joué, on a ici une Lara 2013 qui n’a fait que renforcer mon amour pour la série. Les graphismes sont somptueux, la mise en scène est dingue, le gameplay est nouveau, j’adhère complètement.

Le plaisir est bien là, différent mais présent. Je ne vais donc pas vous spoiler, parce que ce serait vous faire la pire crasse du monde, mais en revanche je peux vous dire de l’acheter les yeux fermés, mais genre vraiment. Maintenant que j’ai fini l’histoire, il me reste encore du boulot puisque je n’en suis qu’à 66% de progression totale et que je ne compte certainement pas en rester là !

 D’ailleurs, je suis sûre que j’ai oublié de vous parlez de plein de choses, mais vous me pardonnerez, c’est l’émotion :)