Uncharted 3 : des explosions, des plateformes, un mec, un jeu

Après avoir adoré les deux premiers épisodes de la série, il me tardait de pouvoir essayer ce tout dernier opus baptisé Drake’s Deception ou l’Illusion de Drake en version franchouillarde. Jeu en main. Allumage de console. Prise en main de manette. (Mise à jour). (Mise à jour encore). Chaussette. Chaussure. Et une gorgée de Volvic. 

Après cette intro mi brouillon mi n’importe quoi, je vous rassure je vais quand même parler de notre cher Nathan, le surhomme.

Ceci n’est plus un secret, je suis une grande fan de Tomb Raider et des jeux bourrés d’énigmes qui te rendent dingue. D’ailleurs c’est assez paradoxal puisque d’un côté j’adore ça, me dire que je dois grimper sur cette plateforme pour atteindre une corniche qui elle me fera accéder à un levier qui, une fois enclenché, ouvrira une salle dans laquelle je pourrais trouver une clé si je marche sur les 4 dalles lumineuses au sol mais en biais avec des chaussons… mais de l’autre, je suis loin d’être patiente et si je ne trouve pas la solution dans les 10min je craque (d’où mes nombreux appels audiotel quand j’étais jeune) !

Les deux premiers opus d’Uncharted me rappelaient beaucoup l’univers de ma chère Lara, ce pourquoi j’ai beaucoup accroché. Dans un sens, Nathan c’est un peu Lara Croft au masculin, sauf qu’au lieu d’avoir une bonnasse aux boobs imposants qui est capable d’escalader des rochers à une main (et même faire des équilibres dessus quand tu connais la combinaison des touches !) en mini-short, on se retrouve avec un mec blindé de muscles qui n’a rien a envier à Mike Powell. Par contre, vu qu’il n’y avait pas de mini short à sa taille, ils ont du lui mettre un jean, ce qui est beaucoup moins drôle.

Pour la petite histoire, cet épisode nous permet de mieux comprendre la relation établie entre Drake et Sullivan puisqu’il nous plonge au coeur de l’enfance de Nate (pour les intimes) et nous dévoile la rencontre entre les deux hommes. L’aventurier décide ensuite de partir sur les traces de Francis Drake, son ancêtre, et pour cela il devra traverser plusieurs pays, des flammes, des constructions qui s’écroulent en masse, sauter des distances de 30mètres sans élan ou encore affronter des tas de mecs pas cools. Vous l’aurez compris, si vous aimez les films d’action à l’américaine, vous allez être servis !

Contrairement aux deux premiers que j’avais beaucoup aimé et que je vous recommande chaudement si vous n’avez pas encore mis la main dessus, j’ai trouvé celui-ci un peu trop exagéré. Certes c’est Nathan, c’est voulu et c’est spectaculaire, mais bon à un moment donné c’en est trop. Mais vraiment. Tout se casse tout le temps autour de lui, le mec est inépuisable, il passe son temps plus près de la mort que de la vie et le pire c »est qu’il fait tout ça sans manger ni boire. Je sais que je n’ai pas une condition physique comparable, mais rien que monter 6 étages sans ascenseur, j’ai au moins besoin d’un verre d’eau juste après si j’ai dans l’idée de vouloir sauter sur le balcon de l’immeuble d’en face…

Alors que le début du jeu est prenant et immersif, une fois qu’on arrive au chapitre dans le désert, le temps se fait long. On passe 4 heures à marcher dans le désert, à faire du cheval (moi qui n’ai pas aimé Red Dead Redemption, j’ai été servie…) ou encore à se faire « obligatoirement » avoir par des mirages. J’ai trouvé ce passage beaucoup trop lent et ça casse brutalement le rythme soutenu des scènes précédentes.

Plus globalement le jeu est magnifique, les musiques sont parfaitement adaptées et on voit qu’on est graphiquement loin de ce qu’on pouvait trouver dans le premier épisode de la série. Les adeptes des jeux/films doivent être ravis. Pour ma part, je n’apprécie pas forcément cette tournure que prend le jeu vidéo à vouloir s’apparenter au cinéma. Je peux prendre 1000 fois plus de plaisir sur un jeu sans fioritures. Je ne dis pas que j’aime pas les beaux jeux attention, mais cela ne fait pas tout. Globalement, même si le début de cet opus m’a bien plu, je ne peux pas en dire autant de la fin. Ça devient du gros n’importe quoi : « Tiens, je viens passer des jours entiers à buter des mecs, à grimper sur des plateformes inaccessibles, à me faire courser par des mecs, à éviter des flammes, rdes roquettes ou encore des mitrailleuses, mais tout va bien je vais aller retrouver ma meuf et faire un tour en avion ». Oui oui. Normal.

Enfin bon, je suis assez déçue mais ça vous l’aurez compris. J’ai tellement hâte de voir ce que le prochain Tomb Raider va donner. Pitié, faites-moi rêver. Faîtes-moi m’énerver devant ma console car je suis perdue dans le jeu et que je ne sais plus d’où je viens (sens de l’orientation -1000 même virtuellement)…