ZombiU, le jeu WiiU qui fait peur

ZombiUTiens, aujourd’hui c’est la fin du monde. Et si on faisait dans l’original en parlant un peu de zombies. Ironie +1000.

Cela fait maintenant quelques semaines que j’ai enfin pu poser mes mains sur la WiiU, petite dernière de Nintendo, et autant vous dire que j’ai tout de suite accroché. Le gamepad est d’une ergonomie incroyable (avec la petite encoche pour poser ses petits majeurs derrière <3) et le concept me plaît vraiment énormément. Bref, je ne vais pas vous faire un long discours sur la console aujourd’hui, je viens tout simplement vous parler de ZombiU, le jeu qui fait peur. 

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« Un jeu de Zombie sur Nintendo ? Sérieusement ? Avec des Mii ? »

Ceci est une phrase qui peut facilement fuser à l’évocation du nom du jeu, et bien souvent de la bouche de trolls Nintendo. C’est aussi, et je ne le cache pas, ce à quoi j’ai pensé la toute première fois que j’en ai entendu parler, par ignorance. Mais non, ZombiU n’a rien de tout ça et, je dois bien l’admettre, il y a bien longtemps qu’un jeu ne m’avait mis dans cet état.

J’adore cette petite pression. Tu sais, quand t’es dans le noir, que tu retiens ta respiration et, alors que tu focalises toutes tes capacités de concentration pour avancer le plus méthodiquement possible sans faire de bruit, ton paquet de sopalin décide COMME PAR HASARD de tomber de ton meuble POUR AUCUNE RAISON VALABLE pile à ce moment là. Ou encore le mec d’Orange qui vient taper à TA PUTAIN DE PORTE pour te dire qu’il vient d’installer la fibre pendant que toi tu avances à tâtons dans un couloir bien sombre, que t’as plus de pile dans ta torche et que les recoins se font de plus en plus traîtres et nombreux… LA PANIQUE.

Et dieu sait que j’adore ça (et s’il ne le savait pas encore et qu’il me lit, maintenant c’est fait). La première fois que j’ai pu ressentir ça dans un jeu, il me semble que c’était dans Resident Evil, le tout premier sur PS1. J’avais 11 ans et j’attendais que la nuit tombe pour y jouer, parce que « ça faisait trop peur et que c’était trop cool » clamait mon moi de l’époque. Et même le jour, je me souviens de la scène où les vitres se brisaient, ou encore celle où il fallait jouer un air de piano, que des corbeaux te bouffaient etc., cette  sensation constante de ne pas être tranquille, qu’il peut t’arriver un truc à tout moment. Je flippais tellement, MAIS TELLEMENT, mais c’était bon. Et c’est exactement ça que les joueurs recherchait dans un titre du genre. Dans ZombiU c’est pareil.

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Mais sinon, y a ambiance ?

Alors non les graphismes ne sont pas oufissimes, et alors ? Premièrement ils ne sont pas si dégueulasses que ça et deuxièmement, les graphismes d’un jeu n’en font certainement pas sa qualité. Enfin c’est mon avis et je suis sûre que si vous y réfléchissez 5 minutes, vous trouverez des titres « moches » sur lesquels vous prenez du plaisir. Mais là n’est pas la question. Tout est dans l’ambiance.

Le côté social de ZombiU est également bien trouvé et bien foutu. D’une part, le fait de pouvoir défoncer les zombies de ses potes que l’on rencontre dans le mode solo (là où ils sont morts lors de leur dernière partie) et de pouvoir les dépouiller de leurs armes, c’est génial. D’autre part, il est possible de « taguer » des messages un peu partout dans les différents endroits du jeu, grâce à une bombe de peinture.  Il est par exemple possible de prévenir ses contacts du danger qui rôde ou du traquenard qui vous attend en passant une certaine porte grâce à un message qui apparaîtra lorsqu’ils passeront par là et scanneront la pièce.

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« What’s in your head, in your heaaaaaaad, Zombie, zombie, zombie? »

L’élément différenciateur dans ZombiU est également le principe de personnage unique et de sauvegarde. Ce que j’appelle « personnage unique », c’est le fait que dès que vous mourrez, vous changez de personnage et entrez dans la peau d’un nouveau rescapé. Inutile de vous dire donc que tout ce que vous avez accumulé avant (armes, trousses de soin, etc.) sont perdues et que vous repartez de zéro (je ne parle pas des missions rassurez-vous !). La seule solution pour éviter de faire le jeu entier à la batte ou de devoir chercher de quoi vous défendre sur la carte est de tuer votre « vous » devenu zombie. Il faut alors retourner sur le lieu du crime, vous tuer vous-même (enfin le zombie de vous), et récupérer vos biens. Et là soulagement.

Ce concept est vraiment bien trouvé même si c’est un peu piège. Dès que vous perdez, vous n’avez qu’une envie c’est récupérer votre zombie et vos armes pour ne pas avoir a tout recommencer lors de votre prochaine partie. Car le fait est que si l’un de vos amis le trouve à votre place, il vous volera sans aucun scrupule tout votre équipement ! De plus, la sauvegarde n’est pas automatique, il faut retourner à l’abri pour dormir un peu pour enregistrer votre partie. Du coup, impossible d’arrêter de jouer sereinement, on se retrouve dans un cercle vicieux.

Je meurs -> Je ne peux pas éteindre la console je dois récupérer mes armes avant -> Je tue mon moi zombie -> Je récupère mon sac à dos et son contenu -> Je suis sur ma lancée je vais avancer un peu pour voir -> Je suis morte -> Je ne peux pas éteindre la console je dois récupérer mes armes avant -> Je tue mon moi zombie -> Je récupère mon sac à dos et son contenu -> Je suis sur ma lancée je vais avancer un peu pour voir -> Je suis morte -> à l’infini.

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Zombi la mouche

Je me plains parce que c’est dur, mais j’aime bien finalement. C’est tellement plus prenant qu’une sauvegarde automatique. Dans ce contexte là, on est obligé de penser « survie » et de ne pas courir dans les couloir avec son pompe à la main en criant « heeeeeey ooooooh les morts-vivants, vous êtes où ???? ». Enfin, vous pouvez toujours le faire, mais je vous assure qu’ils sont loin d’être stupides. Les bougres courent très vite, grimpent aux échelles et se font des signes pour vous dénoncer et tous venir vous racketter en gang. Surtout qu’en 2 ou 3 coups (si vous avez de la chance), ils vous auront fait votre compte. Et contrairement aux autres jeux, les Snickers et autres canettes de Coca trouvés sur votre chemin ne vous donneront à peine de quoi renflouer votre barre de vie.

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Au final, ZombiU c’est un survival horror qui porte bien son nom, avec plein de petits détails qui font stresser et qui créent cette ambiance immersive : les différents plans utilisés, les jeux de lumière, les codes à taper en panique avec des chiffres manquant, les cris et déplacement des infectés, etc.  Surtout que le jeu gère parfaitement bien l’utilisation du gamepad. Il est indispensable et est clairement votre meilleur ami pour sauver votre peau.   Le seul regret que j’ai est les quelques bugs du jeu qui font que parfois, certaines missions ne se déclenchent pas. Par exemple, au début du jeu j’ai été victime de ce souci car je suis morte alors que l’alarme retentissait. Apparemment cela empêchait la mission suivante de se débloquer, ce qui m’a fait tourner en rond pendant des heures avant de devoir tout recommencer. Heureusement que cela m’est arrivé à ce moment là, je me voyais mal tout refaire si c’était bien plus loin dans l’aventure. Il y a également quelques bugs à l’ouverture de certaines grosses portes qui font que parfois vous vous faites dévorer pendant le temps de chargement si vous ne vous êtes pas débarrassé de tous les zombies qui rodaient autour. Certains reprochent au jeu les allers-retours fréquents dans les mêmes endroits. Pour ma part, je trouve que c’est réaliste. Si un jour on se retrouvait dans cette situation, à part faire des instagram de morts et des tweets de survie, je pense  qu’on aurait plutôt tendance à se réfugier dans un abri fixe et cleaner tout ce qu’il y a autour pour établir un périmètre de sécurité. Puis on ferait des soirées apocalypse réservées aux survivants, on s’échangerait nos tips de survie et tout.

Enfin bon, tout ça pour dire que ce jeu est bien cool, achetez-le et volez-vous vos sacs à dos les uns les autres !