Critique manga : BTOOOM!

Vous n’êtes pas sans savoir qu’en ce moment c’est la période des soldes et des gens insupportables prêts à tout pour un pull à 5€. Après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps parce qu’ils n’avaient plus la seule paire de chaussures qui me plaisaient, je suis donc rentrée bredouille et j’ai décidé de me venger sur le site de la FNAC. Je n’avais pas grand chose en tête mais il fallait que j’achète un truc, n’importe quoi, pour oublier. Et là, j’ai acheté « BTOOOM! ».

Étant donné que le tome 1 de ce manga venait tout juste de paraitre et que le résumé avait l’air plutôt cool, je me suis vite laissé appâter. BTOOOM! c’est l’histoire d’un jeune de 22 ans, Ryota Sakamoto, qui vit à Tokyo et qui est au chômage depuis plusieurs mois. Monsieur habite toujours chez sa mère et passe ses journées à jouer aux jeux vidéo plutôt que de se bouger un peu et d’aller se chercher un putain de boulot. Le jeu auquel il joue, vous l’aurez compris, c’est BTOOOM!, un TPS jouable en réseau, développé et édité par le studio fictif Tyrannos Japan sur DXBOX 720.

Alors que Ryota vit une vie banale et misérable dans la réalité, il est dans ce jeu très respecté et fait même partie des meilleurs joueurs mondiaux. Alors qu’on quitte le jeune homme en pleine partie, on le retrouve qui se réveille perché dans un arbre, avec un parachute et un sac. Au bout de quelques minutes, on comprend qu’il est en fait dans un environnement semblable à celui de son jeu.

Je ne vous raconterai pas comment il est arrivé là pour ne pas vous spoiler le bouquin. En fait non. Ne l’achetez surtout pas. Je n’ai jamais lu un manga aussi nul. Arrivée au milieu du tome 1, j’ai du me forcer à continuer en me disant que, peut-être, à un moment donné, il y allait avoir quelque chose de positif à en tirer. Et non.

Le personnage principal n’a aucun charisme, aucune personnalité et, en prime, une bonne tête à claques. Les personnages secondaires, bien qu’on ne les voit que très peu dans ce premier tome, sont eux aussi peu crédibles. Le soit disant « méchant » est un mec en salopette (un méchant en salopette sérieusement les gars ?!) et à casquette, un peu à la Ronald. Un autre protagoniste ressemble à un gros dégueulasse à moustache qui pourrait être la caricature parfaite du mec qui fait des travaux et à qui on voit la raie. Enfin bref… rien à tirer des persos. On ne s’y attache pas et on a qu’une envie, qu’ils décèdent dans d’horribles souffrances.

Au niveau des dessins, rien de mirobolant, en particulier au niveau des expressions de visage puisque notre cher Ryota n’en a qu’une seule et unique. Vous voyez Mark Wahlberg et ses narines gonflées ? (Spéciale dédicace à Kitsuney). Beh là, c’est pareil. Dans l’image ci-dessus, vous pourrez y trouver la joie, la peur, l’indifférence, la tristesse, la méfiance ou encore le suspense. Et si les narines de Mark Wahlberg ne vous parlent pas, regardez à la 50ème seconde.

 

Vous l’aurez compris, ce manga est à chier. Et je pèse mes mots. Ne vous faites pas avoir comme moi. 185 pages, c’est long parfois croyez-moi…

Ah oui faites gaffe hein, si vous êtes au chômage et complètement accro à un jeu en ligne, il va peut être vous arriver des bricoles. Vous savez l’addiction, les jeux vidéo tout ça…  et puis bon tout ça c’est à cause des Anonymous hein. Ou de Dechavanne.