Critique manga : Suicide Island

Alors que j’étais à la FNAC en train de lutter contre les 1000 achats compulsifs que j’aurais pu faire (principalement une TV),  j’ai légèrement dévié vers le rayon mangas pour me plonger dans la lecture de Suicide Island. Pour tout vous dire, je l’ai pris un peu au hasard et je l’ai choisi surtout par rapport au titre qui m’a intrigué. Suicide Island met en scène Sei, le personnage principal, un jeune étudiant japonais hospitalisé alors qu’il a tenté une nouvelle fois de mettre fin à ses jours. A son réveil, il découvre à son chevet un médecin qui lui demande si son souhait est réellement d’en finir avec la vie. Après confirmation de sa part et signature d’un document comme preuve, Sei se fait endormir, libre de toute pression, pensant que ce sont ces dernières secondes. Malheureusement, c’est loin d’être le cas ! Le jeune homme se réveille quelques heures plus tard sur une île, bel et bien vivant.

Non ce n’est pas un Battle Royale like, il n’y a pas d’arme !

Bien évidemment Sei n’est pas seul sur cette île et rencontre d’autres jeunes qui eux aussi ont tenté de se suicider à maintes reprises. En fait, on se rend compte que l’État envoie les récidivistes sur cette île afin de résoudre le coût financiers des soins et de la réhabilitation qu’ils devraient leur apporter. De cette façon, ces adolescents, qui sont pour l’économie du pays de véritables fardeaux, sont mis face à leurs responsabilités, loin de toute règle et conscience morale.

Bien évidemment, île ou pas, un bon nombre d’entre eux n’attendent pas bien longtemps pour se donner la mort (pour de bon cette fois). Toutefois, la majeur partie du groupe, dont notre personnage principal, tente étrangement de survivre. Pour cela, il leur faut tout comme dans Koh Lanta trouver de quoi se nourrir et s’unir pour lutter contre la mort. Leur motivation principale : ne pas mourir d’une façon dont ils n’ont pas décidé. Ils vont donc se battre pour échapper à cette destiné et, apradoxalement, on remarque que certains personnages reprennent goût à la vie au fil du temps et des épreuves qu’ils surmontent.


Le Tome 1 est assez prenant bien qu’un peu mou, il m’a fallu une petite demi-heure pour le dévorer (oui, à la FNAC, sur un rebord d’étagère). L’ambiance est finalement bien moins oppressante qu’elle aurait pu l’être mais le tout se lit plutôt bien et on a envie de connaître la suite (même si je me demande bien combien de temps ça va pouvoir tenir…). Pour ma part, j’ai trouvé le dessin un peu trop pauvre mais toutefois correct, les émotions des personnages sont plutôt mal retranscrites et on a du mal à les différencier. Ce manga engagé mérite toutefois qu’on s’y attarde un peu et je pense m’accorder une autre petite demi-heure pour le tome 2 qui est prévu pour février 2012 en France.