JPod : la critique

Publié en 2006 au Canada, ce célèbre livre de Douglas Coupland ne verra le jour en France qu’en 2010, soit quatre ans plus tard. Il met en scène Ethan Jarlewski, employé de JPod, une boîte de jeux vidéo, où il s’occupe de programmer les effets spéciaux gores. Tiraillé entre les demandes improbables de son chef qui souhaite intégrer une tortue dans un jeu de skateboard et ses problèmes familiaux, on peut dire que l’histoire ne manque pas de rebondissements. Et quand je dis problèmes familiaux je reste soft, car contrairement aux petits conflits habituels, là, la vie de notre cher personnage principal est loin d’être banale. Entre sa mère qui fait pousser du canabis dans le sous-sol de sa maison, qu’elle revend à des bikers, son frère qui traîne avec un trafiquant de clandestins complètement dingue, ou encore son père, le parfait acteur raté, je peux vous dire qu’il n’est pas au bout de ses peines.

JPod est donc comme je vous le disais toute à l’heure, une boîte de jeux vidéo qui accueille son nouveau boss, Steve, un mec qui s’est auto-ambiancé dans un concept improbable : allier jeu de skateboard et une tortue. Pourquoi? Tout simplement parce que son fils aurait aimé ça… Du coup il fait des pieds et des mains aux employés pour qu’ils puissent trouver une idée du tonnerre pour faire de cette future production un « must have » ! Inutile de vous dire que ceux-ci sont loin de comprendre l’intérêt d’une telle combinaison (vous savez, un peu comme dans Game Dev Story quand vous voulez faire un combo « jeu de cosplay » et « course automobile » et qu’on vous répond un gros « WTF?! ») mais étant donné qu’ils n’ont pas trop le choix, ils vont se trouver une petite activité parallèle que je ne peux vous dévoiler sans quoi vous m’en voudrez pour le spoil.

Ethan est donc en contact permanent avec ses collègues, tout aussi spéciaux et improbables les uns que les autres, et l’ambiance au bureau est franchement unique. Leurs délires sont juste EPIC et ceux qui travaillent dans le domaine du jeu vidéo se sentiront un peu familier avec cette ambiance. En fait, ce qui m’a plu est le fait que je pourrais très bien avoir ce genre de délire, je ne sais pas si je dois m’inquiéter ou pas d’ailleurs… Par exemple, un trip qui m’a bien fait rire au début du livre : chacun doit écrire une lettre d’amour à Ronald (oui oui le célèbre clown qui fait peur de McDo) en lui expliquant pourquoi il devrait être choisi et pas un autre ! Improbable, j’avais prévenu… mais ces lettres sont vraiment pleine d’humour et j’ai dû me retenir de ne pas exploser de rire dans le métro. Au niveau des « JPoders », nous avons Bree, Cowboy, Kaitlin, John Doe, Mark le maléfique et bien évidemment Ethan. Chacun a ses particularités que je vous laisse découvrir par vous-même de peur de vous gâcher la surprise.

Le coup de la lettre d’amour à Ronald est loin d’être le seul délire du livre, puisque vous pourrez constater que des pages inattendues se sont greffées un peu partout comme par exemple celle-ci :

Des pages remplies de nombres premiers, de mots improbables, des compétitions de Tetris, des rebondissements dans tous les sens, JPod à su me tenir en haleine une bonne partie du temps. Dommage qu’il y ait un petit passage à vide vers le milieu du livre où l’histoire tourne un peu en rond. Après les sessions de fou rires à la chaîne du début, on reste un peu frustré. J’ai trouvé la fin également quelque peu bâclée, mais dans l’ensemble je recommande ce livre les yeux fermés. Toutefois, bien qu’accessible à tous en ce qui concerne la trame principale, il faut vraiment avoir un petit côté geek jeu vidéo/culture web/informatique pour comprendre certains passages.

En résumé, j’ai vraiment dévoré le livre en très peu de temps, au risque parfois même d’oublier de descendre du métro. Une fois prise dans l’histoire, je vous jure que les pages défilaient à une vitesse incalculable. De plus, je trouve la couverture assez marrante, même si la plupart des gens autour de moi pensaient que c’était un livre sur les iPod… une sorte de notice géante peut-être? Non, j’admets que j’aime bien les produits Apple mais bon, faudrait pas exagérer hein, je ne suis pas une fangirl au point d’acheter une bible Steve Jobs…

Avant de vous laisser aller acheter JPod (vous êtes obligés après le rêve que je viens de vous vendre), je voulais quand même préciser que le livre a également été adapté en série mais malheureusement, c’est une catastrophe. Je n’ai pas du tout retrouvé la même ambiance, les personnages ne sont vraiment pas ressemblants et n’ont aucun charisme, vraiment je ne vous recommande pas de la regarder si vous n’avez jamais lu le bouquin, sans quoi vous risquez d’être déçu…

Pour finir, je voulais faire un big up à mon poto NejiH qui m’a permis de découvrir ce lol de platine !