En route vers une nouvelle vie !

Tiens, c’est vrai que j’ai un blog. Et il est aussi vrai que je n’ai rien écrit dessus depuis plus d’un an. Bon en même temps, je n’avais pas beaucoup de temps libre, pas grand chose d’original à écrire et, entre nous, zéro motiv’. Sauf que voilà, beaucoup de nouvelles choses vont arriver dans ma vie et je ressens à nouveau cette envie de partage qui m’animait il y a quelques années. Parce que oui, ça y est, j’ai décidé de (presque) tout quitter pour partir vivre au Japon… donc autant vous dire que des choses à raconter il va y en avoir.

YOLO hein, comme ils disent les jeunes.

Alors avant toute chose, on va calmer les donneurs de leçon et ceux qui, sur un a priori, pensent que je pars sur un coup de tête parce que j’aime les animés (bon certes), les jeux vidéo (ouais bon ok aussi…), parce que je veux me teindre les cheveux en bleu (hell no) ou encore m’habiller en Sailoor Moon (seulement si c’est payé). NON. Cette décision a été longuement mûrie est n’est autre qu’une suite logique de la préparation de toutes ces dernières années. Ceux qui me connaissent assez savent que cet objectif a été fixé depuis un bout de temps et qu’ avec mon mec, on se donne tous les moyens pour y parvenir. Ce n’est donc ni un coup de tête, ni un caprice :)

Je ne suis pas sans savoir que le Japon a ses qualités mais qu’il a aussi ses défauts (encore heureux, sinon tout l’univers irait la bas et ce serait bien le bordel). Bien évidemment, y aller en vacances et y vivre/travailler est incomparable. J’ai eu la chance d’aller en touriste un peu partout dans le pays deux fois par an depuis plusieurs années et je n’ai rien a redire là-dessus. Mais, pour avoir eu la possibilité de bosser à Tokyo plusieurs mois l’année dernière, j’ai constaté que c’était déjà très différent, tout en restant très très cool (le statut d’expat y étant certainement pour beaucoup, ne nous voilons pas la face). Malgré les journées de travail bien remplies et les soirées passées à me buter sur maimai, j’ai moins ressenti cette sensation de devoir tout rusher pour ne pas gâcher le peu de temps que j’avais sur place. La ville grouille, t’absorbe, tout est speed, le temps passe à une vitesse incroyable, mais c’est agréable. Je ne vais pas vous lister tout ce que j’apprécie à Tokyo et au Japon en général, il me faudrait un bouquin de la taille d’une bible pour pouvoir tout lister… mais, un truc tout bête, je prenais du plaisir à simplement marcher dans la rue et à prendre le métro en rentrant du taff, en souriant. Le truc que j’ai pas fait ici à Paris depuis l’an 2000 je crois (peut-être parce qu’à l’aube de l’an 2000 pour les jeunes c’est plus le même deal ?). Probablement parce que c’est juste le côté « nouveauté », le plaisir de la découverte continue, ou le fait que tout soit « lisse » et carré partout tout le temps, et peut-être aussi que je m’en lasserai dans 5, 10, 15 ou 20 ans… et alors ? Il y a d’autres lieux à explorer, je ne me condamne à rien.

Depuis mon premier voyage au Japon, je suis tombée amoureuse de ce pays. Si amoureuse que j’en ai fait l’un de mes objectifs de vie et que je ressens constamment ce besoin d’y être, d’y vivre, d’en découvrir toujours plus. Je m’y sens terriblement bien. Je ne pourrais pas vraiment l’expliquer et il m’est presque impossible de mettre des mots sur ce sentiment… mais ce qui est sûr c’est que la première fois que j’ai mis un pas sur le territoire, il ne m’a fallu que quelques heures pour me dire : « ok c’est ici que j’ai ma place, c’est ici que je veux être ». Je n’avais jamais ressenti ça auparavant, malgré les différents voyages que j’ai pu faire partout dans le monde. La bonne nouvelle est que j’ai la chance d’avoir un mec qui partage cette passion (ouf !), ce qui renforce notre motivation et notre volonté d’arriver à nos fins.

2017: le changement c’est maintenant

Des fois il faut un déclic pour se bouger. Parce qu’on a beau préparer le terrain pendant des années, on ne sait jamais vraiment QUAND et SI un jour on va oser passer le cap. Et puis on a la tête dans le guidon, on fait ses trucs par-ci par-là, et le temps passe a une vitesse folle. Contre toute attente, ce début d’année à été propice à une prise de décision plus rapide que prévue : quitter mon job, celui que j’occupe depuis plus de six ans. Ce qui engendre également le fait de quitter la France pour me consacrer ENFIN à ce projet de vie. Quelques mois après ma prise de décision, même si je ne sais pas encore où tout cela va me mener, je suis 100% certaine d’avoir fait le bon choix et je suis plus motivée que jamais !

Je sais d’ores et déjà que vais en chier aussi bien physiquement que psychologiquement, mais j’ai envie de vous dire et alors ? On a qu’une vie. Il faut en profiter et non pas se contenter de ce qu’on a ici parce que c’est plus facile et acquis. Si on ne se sent pas bien dans un pays et qu’on ne se reconnait pas dans son mode de vie, je ne vois aucune raison d’y rester. Parce qu’on ne sait pas de quoi sera fait demain et parce que la vie est trop courte pour vivre avec des regrets, j’ai donc décidé de tenter l’expérience, quitte à me prendre une bonne baffe dans le visage et regretter mon saucisson et ma baguette. NO RAGRETS.

Je termine donc le taff à la fin du mois de mai (dans deux petites semaines), et je tenterai de vous raconter en direct live (enfin presque) l’évolution de ma recherche d’emploi, d’appartement, et les diverses péripéties auxquelles je vais certainement faire face (enfin, quand j’aurais fini Persona 5 hein, faut pas déconner).

頑張ります