Le Bizan – le chef Hanada Masayoshi propose sa dégustation de sushis à Paris

Bk3CQPKIIAEisRfVoici un long moment que je n’avais pas mangé de sushis et que je ne vous avais pas non plus parlé du quartier de Saint Anne. En effet, depuis mon passage chez Jiro à Tokyo (le meilleur sushi du monde rappelons-le), il m’est difficile de retourner au niveau des sushis bon marché. Non pas que je sois blindée de thunes hein, mais je préfère me priver de sushis pendant 1 an si il faut pour pouvoir économiser et manger vraiment de la top qualité. Cette fois, c’est au Bizan, à Paris donc, que je me suis dirigée pour déguster quelques tranches de poisson frais et plus si affinité.

Situé dans la rue Saint-Anne, au cœur du quartier japonais, le Bizan n’est pas un endroit où il est facile de s’arrêter instinctivement : la façade extérieure est à peine remarquable et il m’est arrivé de passer des millions de fois dans cette rue sans jamais ne l’avoir remarqué (l’odeur des restaurants de  ramen avoisinants n’aidant certainement pas à maintenir mon attention sur ce qui se trouve autour de moi). C’est donc suite à la recommandation de personnes de mon entourage et d’avis lus sur le net que je me suis décidée à franchir le pas et à mettre le prix, car avouons-le, on est sur une base de tarifs assez élevée.

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Nous nous sommes donc rendus dans ce fameux Bizan un samedi midi car, pour être honnête, le prix du menu est divisé par deux le midi même si quelques plats diffèrent (le soir on est sur de la dégustation). Pour une première fois, ça me faisait un peu chier de prendre le risque de dépenser 80€ dans un menu sans savoir si le poisson était vraiment frais. Une fois à l’intérieur, la déco se veut minimaliste et sobre, ce qui selon moi est en parfaite adéquation avec le thème du restaurant. En revanche, l’ambiance est assez froide vu que la salle est vide, à savoir que nous avons finalement terminé à 6 clients en tout et pour tout. J’ai pour habitude de regarder le nombre de clients japonais dans les établissements de ce genre (car c’est souvent facteur de bonne bouffe) et, cette fois-ci, je n’ai pu en compter aucun. C’est donc avec une petite appréhension que ce repas débutait et que nous avons commencé à étudier la carte. Au choix donc, trois différents menus : Sushi à 40€, Chirashi à 35€ ou encore Tempura à 30€. Pour ma part, j’ai opté pour le premier, vu qu’il faisait chaud dehors, c’était pile ce qu’il me fallait.

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Nous avons donc commencé ce fameux repas par les amuse bouche qui se trouvaient être d’une part un tofu au sésame et wasabi, d’autre part deux sashimis de chinchard agrémentés de yuzukoshō, et enfin de morceaux de saumons mi-cuits servis en salade avec du shiso. Celles-ci étaient goûteuses et j’ai particulièrement adoré le yuzukoshō que je ne connaissais pas du tout. Ça relève parfaitement le goût du chinchard sans pour autant être piquant, une belle découverte. Le tofu n’était pas mauvais bien que différent que celui que j’ai pu manger au Japon et le saumon était lui bien frais.

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Assis au comptoir comme le veut la tradition, nous avons ensuite eu droit au spectacle du chef Hanada Masayoshi, jeune maître sushi. A savoir que pour ce genre de restaurant, il est beaucoup plus agréable de déguster son menu au comptoir qu’assis en salle, ce qui enlève tout le charme de la dégustation. Nous avons eu successivement 7 pièces de sushi et 3 makis. Au programme du thon, du saumon, de l’anguille ou encore du maquereau (pour info nous avions préalablement demandé à ne pas avoir d’oursin ou encore d’huître). Les poissons étaient plutôt frais et bien assaisonnés et mention spéciale pour le riz qui était vraiment très bon. 

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Une soupe miso nous a également été servie en accompagnement et nous avons terminé par une petite note sucrée, un blanc manger et son coulis de fraises. C’était frais, ça reste léger et c’était parfait pour finir.

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La note finale était de 92€ pour deux avec les deux menus sushi donc + 2 bières. Pour un menu midi on est quand même sur un tarif assez élevé mais comme je le dis toujours, je préfère aller moins souvent au restaurant et mettre le prix pour de la qualité que manger de la merde tous les soirs à moindre coût.  Est-ce que le Bizan en vaut donc la chandelle ? Nous sommes partis plutôt satisfaits du repas, et rassasiés. Le poisson servi était de qualité et parfaitement assaisonné. Le maître sushi lui avait l’air compétent bien que j’ai pu repérer quelques ratés lors de la conception des sushi (le riz qui tombe de partout par exemple) ou encore mes makis servis qui se décollaient et d’auto détruisaient. Petit bémol donc sur la présentation qui parfois était approximative. De plus, la tenue de cuisine du chef était a moitié délavée avec des taches de javel, ce qui a mon goût ne respecte pas le haut standing que l’établissement essaie de se donner. Enfin, au Japon, je pense qu’il se serait pris un coup de pied sauté direct, comme j’ai pu le voir de mes propres yeux. Autre fait qui m’a également dérangé : le responsable du restaurant qui se tient pendant tout le repas au bout du comptoir en position de vigile et qui surveille les moindres faits et gestes de son personnel mais aussi de ses clients. Je trouve que cette attitude ne met pas super à l’aise.

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En résumé : c’était bon, frais, agréable en bouche et ça vaut le prix je pense. Tout n’est pas parfait, on est loin du standing japonais, mais bon que voulez-vous on est à Paris :)  J’y retournerai peut-être pour tester le menu dégustation du soir, savoir si cela vaut vraiment le coup.

Infos pratiques

Adresse : 56 Rue Sainte-Anne, 75002 Paris
Téléphone :01 42 96 67 76
Horaires d’ouverture :
lundi 12:00 – 14:00, 19:00 – 21:15
mardi 12:00 – 14:00, 19:00 – 21:15
mercredi 12:00 – 14:00, 19:00 – 21:15
jeudi 12:00 – 14:00, 19:00 – 21:15
vendredi 12:00 – 14:00, 19:00 – 21:15
samedi Fermé
dimanche Fermé
Réservation possible